Histoire érotique de vacances : trois jours sans rien, puis ce qu'il y avait dans la valise

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Histoire érotique de vacances : trois jours sans rien, puis ce qu'il y avait dans la valise

J'ai cinquante et un ans, Pascal en a cinquante-quatre, et nous sommes mariés depuis vingt-sept ans. Début août, nous avons loué pour deux semaines une maison de pierre dans la Drôme, rien que pour nous deux. Pendant trois jours, il ne s'est rien passé. Rien du tout.

Voici notre histoire de sexe de vacances, si l'on peut l'appeler ainsi : celle du quatrième jour, à l'heure de la sieste, volets clos. Et de ce que chacun de nous avait glissé en secret dans sa valise.

Trois jours sans rien, et aucun de nous deux n'osait le dire

La maison était au bout d'un chemin blanc, entre deux champs de lavande déjà coupée. Des murs de pierre blonde, des persiennes de bois gris, une terrasse sous un tilleul, une cuisine fraîche et une chambre à l'étage. Nous l'avions choisie sur des photos, un soir de mars, en nous disant que ce serait bien.

Ce serait bien : c'est la phrase que nous nous étions répétée tout le printemps. L'année avait été longue, le travail lourd pour lui comme pour moi, et depuis des mois nous nous croisions plus que nous ne nous retrouvions. Deux semaines à deux, loin de tout, devaient tout arranger. Personne ne l'avait dit, mais nous le pensions tous les deux.

Le premier soir, nous sommes arrivés fourbus, après sept heures de route et une autoroute en accordéon. Nous avons défait le strict nécessaire, mangé du pain et des tomates debout dans la cuisine, et nous nous sommes endormis à dix heures, chacun de son côté du grand lit, les fenêtres ouvertes sur les grillons.

Le deuxième jour, il a fait trente-six degrés. Marché du village le matin, abricots, fromage de chèvre, une sieste lourde l'après-midi, sans un geste. Le soir, sur la terrasse, nous avons bu un verre de vin, un seul, et parlé de la maison, du chemin, des champs de lavande. Puis Pascal m'a embrassée sur le front et s'est endormi.

J'ai regardé le plafond longtemps. Je me disais que c'était la fatigue, la route, la chaleur. Je me disais aussi que c'était peut-être autre chose, et je n'osais pas finir la phrase. Au fond de ma valise, sous mes pulls du soir, il y avait un petit sac de voyage noir que je n'avais pas ouvert.

Le troisième jour a été pire, parce que nous savions tous les deux. Nous étions polis comme deux colocataires. Il lisait sur la terrasse, je lisais dans le hamac, nous nous passions la carafe d'eau. Quand nos mains se frôlaient, chacun retirait la sienne un peu trop vite, comme pour ne rien promettre.

Un couple en vacances, c'est censé se toucher. C'est ce que disent les magazines et les publicités pour les hôtels, et la petite voix qu'on emporte avec soi : « Alors, ces vacances en amoureux ? » Je sentais la question revenir chaque soir, et je n'avais rien à répondre. Trois jours, et pas même une étreinte qui dure.

La dispute du troisième soir sur la terrasse

Ce soir-là, nous avons dîné dehors, sous le tilleul, d'un melon et d'une salade de tomates. De l'eau, pas de vin. La chaleur ne retombait pas. Pascal a posé sa fourchette, il a regardé les champs, et il a dit, gentiment, pour détendre l'atmosphère :

« On devrait en profiter, quand même. C'est les vacances. »

Je ne sais pas pourquoi cette phrase m'a mise en colère. Elle était gentille. Elle était même ce que je pensais depuis trois jours. Mais dans sa bouche, elle sonnait comme un devoir à rendre, et je me suis entendue répondre plus fort que je ne le voulais.

« En profiter comment ? Tu veux qu'on coche une case ? »

Il a rougi. Il a dit que ce n'était pas ce qu'il voulait dire. J'ai dit que si, un peu. Nous nous sommes disputés, pas longtemps, pas méchamment, mais pour de vrai, avec cette fatigue de l'année qui remontait dans la voix. Les grillons, eux, continuaient comme si de rien n'était.

Et puis il s'est tu. Il a pris la carafe, il nous a servi de l'eau à tous les deux, et il a dit la chose la plus honnête que je l'aie entendu dire depuis longtemps :

« J'ai l'impression de passer un examen. Depuis qu'on est arrivés, j'attends le moment, et plus je l'attends, moins j'ai envie. Ce n'est pas toi. C'est l'attente. »

Je l'ai regardé. C'était exactement ça. Moi aussi, j'attendais. Moi aussi, je comptais les jours, et chaque soir sans rien rendait le suivant plus lourd. Nous avions demandé à ces vacances de nous rendre quelque chose, et ce que nous avions surtout emporté, c'était une obligation.

Au printemps, j'avais lu un article sur comment raviver le désir dans un couple. Il disait à peu près ce que Pascal venait de dire : le désir n'aime pas qu'on le convoque. Sur le moment, j'avais trouvé ça évident. Sous le tilleul, avec mon melon, je le comprenais enfin.

« Alors on arrête, ai-je dit. On arrête d'attendre. Il ne se passe rien, il ne se passe rien. On est bien, on dort, on mange des abricots. Personne ne note. »

Il a souri, soulagé, et il a pris ma main sur la table. Pas pour commencer quelque chose : pour la tenir. Nous sommes montés nous coucher sans rien nous promettre, et pour la première fois depuis notre arrivée, je me suis endormie sans compter.

Ce qu'il y avait au fond de ma valise

Le quatrième jour, nous n'avons rien fait du tout, et c'était voulu. Un café sur la terrasse, une salade à midi, la chaleur qui montait des pierres. Vers deux heures, nous sommes montés dans la chambre pour la sieste, comme on fait dans le Sud, et nous avons fermé les volets sans arrière-pensée.

La chambre a deux fenêtres. Celle de gauche, nous l'avions close presque entièrement ; une seule lame entrouverte de la persienne laissait passer une raie de soleil. Celle de droite, à demi fermée, découpait des raies dorées sur le drap de lin. Le reste baignait dans une pénombre ambrée, et il faisait presque frais contre la pierre.

Pascal s'est endormi tout de suite. Moi pas. Vers trois heures, j'ai voulu reprendre le carnet où je note nos vacances depuis des années, un carnet à couverture de lin, tout simple. Il était au fond de ma valise, restée ouverte sur le lit, du côté de la fenêtre de gauche.

En le cherchant, j'ai sorti mon pull de coton écru, plié, et dessous, le petit sac de voyage noir. Je l'ai regardé un moment. Puis, puisque nous avions décidé de ne plus rien attendre, je l'ai ouvert, simplement pour voir s'il était toujours là, comme on vérifie un passeport.

Dedans, il y avait le vibromasseur pour couple que j'avais acheté trois semaines avant le départ, sans rien en dire. Un We Love de Brilly Glam, noir mat, avec un dos argenté, en forme de U, et sa petite télécommande ovale. Je l'avais choisi au rayon des vibromasseurs pour couple, après avoir lu le guide d'achat du vibromasseur pour couple deux soirs de suite.

Je l'ai posé à plat sur le pull plié, dans la valise, sa télécommande juste à sa droite, et le carnet fermé à sa gauche. Dans la seule raie de soleil venue de la gauche, j'ai effleuré le dos argenté du bout des doigts de la main droite, sans le prendre. Replié en U, il était plus court que le carnet, à peine plus long que ma paume.

Vibromasseur pour couple We Love Brilly Glam noir à bande argentée posé dans une valise ouverte sur un pull écru, entre un carnet de lin et sa télécommande, effleuré du bout de l index par une main de femme dans une raie de soleil
Dans ma valise ouverte sur le lit, de gauche à droite : mon carnet à couverture de lin, le We Love de Brilly Glam posé à plat sur mon pull écru, et sa télécommande. Une seule raie de soleil entre par la persienne de gauche, et le bout de mes doigts effleure son dos argenté.

« Florence ? Qu'est-ce que c'est ? »

Pascal ne dormait plus. Il s'était redressé sur un coude et regardait la valise. J'ai senti mes joues chauffer, ce qui à mon âge est presque un exploit. J'aurais pu refermer le sac. Je ne l'ai pas fait.

« C'est un jouet. Pour nous deux. Je l'avais pris au cas où. Et puis je n'ai pas osé le sortir, parce que ça faisait encore plus examen. »

Je lui ai expliqué ce que disait la fiche, que j'avais presque apprise par cœur. On le porte pendant l'amour, une branche à l'intérieur, l'autre à l'extérieur, et il vibre pour les deux à la fois. Silicone et ABS, deux moteurs, dix modes. Et une télécommande, pour que l'autre ait les commandes, s'il en a envie.

« Il est étanche, en plus. Et il était livré avec ce sac. C'est pour ça que je l'ai pris, à vrai dire : le sac de voyage m'a donné l'idée des vacances. »

Pascal a regardé le jouet, puis moi, et il a éclaté de rire. Pas de moi, j'en suis sûre : d'un rire de soulagement, le même que le mien la veille sous le tilleul. Puis il s'est levé sans un mot, il est allé dans la salle de bains, et il est revenu avec sa trousse de toilette, qu'il a posée sur le drap.

Il en a sorti un flacon d'huile de massage, l'Esprit d'Envergure de Kamasutra, à l'orange et au géranium. Puis un pompon de plumes noires, le Pom Pom de Bijoux Indiscrets, qu'il avait déniché au rayon des plumeaux. Il les a alignés sur le drap, un peu penaud.

« Je les ai achetés en juin. Je me disais qu'en vacances, peut-être, je te masserais. J'avais même lu comment pratiquer un massage érotique. Et puis j'ai eu peur que tu te sentes obligée. Alors ils sont restés dans la trousse, sous mon rasoir. »

Nous sommes restés là, assis sur le lit, à regarder nos secrets étalés entre nous. Vingt-sept ans de mariage, et chacun avait fait sa valise en pensant à l'autre, en silence, avec la même peur. J'ai ri à mon tour, et nous avons ri ensemble, longtemps, dans la pénombre.

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Emporter un jouet en vacances. On le range propre et chargé dans son sac, et l'on bloque ou retire la télécommande pour le trajet. Avec un jouet en silicone, on prend un lubrifiant à base d'eau, jamais l'huile de massage, qui reste sur la peau. Avant de refaire la valise, un nettoyant sans alcool, puis un séchage complet.

L'heure de la sieste, volets clos

Nous aurions pu nous jeter l'un sur l'autre, comme dans les films. Nous ne l'avons pas fait, et je crois que c'est pour cela que tout a marché ensuite. Pascal a demandé, simplement, si je voulais qu'on dorme d'abord. J'ai dit oui. Il a dit : « On a le temps. Il n'y a rien qui presse. »

Vers trois heures et demie, il a rangé l'huile sur la table de chevet. Il a posé le Pom Pom couché sur le drap de lin blanc, à droite d'un verre d'eau, et il a effleuré la perle noire de la prise du bout des doigts, de la main gauche, comme pour lui dire d'attendre. Les raies dorées de la persienne de droite tombaient en biais sur le drap.

Puis nous nous sommes allongés, et nous nous sommes vraiment endormis. Pas un sommeil d'attente : un vrai sommeil de sieste, lourd et bon, celui des après-midi d'été quand on n'a rien à faire après. Je ne me souviens d'aucun rêve.

Quand j'ai rouvert les yeux, il était six heures et demie. Nous étions allongés sur le côté, face à face, sur les draps de lin froissés. Le soleil avait baissé et passait entre les lames de la persienne de droite, posant des raies dorées sur le drap et sur nos épaules. Derrière la tête de lit en fer forgé noir, le mur de pierre blonde avait pris la couleur du miel.

J'avais gardé ma nuisette de satin vert sauge, à fines bretelles. Pascal était torse nu, un drap de lin sur les hanches. Nos fronts se touchaient presque. Il avait posé sa main sur mon épaule pendant son sommeil, et la mienne reposait sur le drap, entre nous. Je souriais, les yeux mi-clos.

Et c'est là que c'est revenu. Pas comme une décision, pas comme un programme : comme on a soif. Je l'ai regardé dormir encore une seconde, je l'ai regardé se réveiller, et j'ai eu envie de lui, tout simplement, comme je n'en avais pas eu envie depuis des mois. Il l'a vu dans mes yeux. Il a souri aussi.

« Je peux ? a-t-il demandé en tendant la main vers le Pom Pom.

— Tu peux. Et si je dis stop, c'est stop.

— Pareil pour moi. »

Je me suis retournée sur le ventre et j'ai fait glisser les bretelles de ma nuisette. Il a commencé par la nuque. Les plumes effleuraient à peine, si légères que je ne savais plus si je les sentais ou si je les imaginais. Puis le long du dos, la taille, les côtes, exactement les zones que la fiche du plumeau proposait d'explorer.

Il n'appuyait jamais. Il descendait, remontait, s'arrêtait quand je frissonnais, et me demandait de temps en temps à voix basse si c'était bien. C'était bien. Je n'aurais jamais cru qu'un pompon de plumes pouvait faire cela à une femme de cinquante et un ans, sur un drap froissé, à six heures et demie du soir.

Ensuite, il a pris l'huile. Il en a versé quelques gouttes au creux de ses mains et les a réchauffées entre ses paumes, comme le conseillait la fiche. L'odeur d'orange, de citron et de géranium a rempli la chambre. Il m'a massé le dos et les épaules, rien d'autre, longuement, avec des gestes lents.

Mais il faisait encore si chaud sous la pierre que ma peau était moite, et au bout d'un moment j'ai eu envie de quelque chose de plus frais. Alors j'ai avoué mon deuxième secret. Dans ma propre trousse, j'avais glissé un gel de massage, le Hammam de Control, au lait d'amande. Nous avions donc pensé au massage tous les deux.

Pascal a ri dans mon dos. Le gel est à base d'eau, avec un capuchon massant à cinq petites sphères. Il l'a fait rouler sur mes épaules, puis il a étalé le gel à pleines mains. Il glissait sans coller, comme le promettait la fiche, et l'amande se mêlait à l'orange. Nous avions mis toutes nos odeurs dans la même pièce.

Je lui ai rendu la pareille, plus tard, avec le même gel sur son dos à lui. Nous avions trouvé ces petites choses au rayon des jeux préliminaires et des huiles de massage, chacun de son côté, sans jamais en parler. Il a fallu trois jours de rien pour que nous osions les sortir.

Deux flacons pour quinze jours

Le soleil glissait toujours entre les lames de la persienne de droite. Je me suis retournée vers lui et je lui ai demandé s'il avait envie d'essayer le jouet. Il a dit oui. Puis il m'a demandé si moi, j'en avais envie, vraiment, et pas pour lui faire plaisir. J'ai dit oui, vraiment.

Avec un jouet en silicone, on ne prend pas l'huile de massage : j'avais lu la fiche sur comment utiliser un lubrifiant à base d'eau, et la fiche du jouet le conseillait aussi. Dans le sac de voyage, j'avais donc mis un petit flacon de Lub de Control, à base d'eau, compatible avec le silicone. Je l'ai sorti.

Au même moment, Pascal a plongé la main dans sa trousse et en a sorti un autre flacon. Un Pjur Basic, à base d'eau lui aussi, non parfumé, cent millilitres. Il l'a posé sur le drap à côté du mien. Nous avons regardé les deux flacons côte à côte, le bleu nuit et le gris anthracite.

« Deux flacons pour quinze jours, a dit Pascal. On était optimistes. »

Ce fou rire-là, je m'en souviendrai longtemps. Nous avons ri à nous en tenir le ventre, allongés sur le dos, les yeux pleins de larmes. Trois jours sans nous toucher, et chacun de nous avait emporté de quoi tenir deux semaines. Nous avions eu peur de la même chose, et nous avions espéré la même chose.

Nous avions trouvé nos flacons au même rayon des lubrifiants à base d'eau, sans le savoir, à quelques semaines d'écart. Nous avons gardé le mien pour ce soir-là, et le sien pour les jours suivants. Il restait dix jours de vacances, après tout.

J'ai mis un peu de Lub sur le We Love, et je l'ai mis en place, comme la fiche l'expliquait. Pascal me regardait faire, attentif, un peu intimidé lui aussi. Puis je lui ai tendu la télécommande. Il l'a prise comme on prend un objet fragile, et il a cherché le premier mode, le plus doux.

« Comme ça ?

— Comme ça. Tu peux monter un peu. »

Il a monté un peu. Il demandait avant chaque changement, et je répondais oui ou non, et une fois « pas encore ». J'avais lu, dans la fiche sur comment utiliser un vibromasseur, qu'il valait mieux commencer bas, et c'était vrai. Le moteur était presque silencieux. On n'entendait que nos respirations et, dehors, les grillons qui reprenaient.

Puis il est venu contre moi, puis en moi, lentement, et le jouet que nous portions tous les deux s'est mis à vibrer pour nous deux à la fois. Je ne raconterai pas la suite en détail. Il y a des choses qui appartiennent à une chambre aux volets clos, dans une maison de pierre, un quatrième jour de vacances.

Je dirai seulement que nous avons ri encore, au milieu, parce que la télécommande avait glissé sous l'oreiller et qu'il a fallu la chercher à tâtons. Et qu'à la fin, Pascal a posé son front contre le mien, exactement comme au réveil, et qu'il a dit : « Tu vois, il suffisait d'arrêter d'attendre. »

Nous avons dîné très tard, ce soir-là, sur la terrasse, sous le tilleul. Des abricots, du fromage, de l'eau fraîche. Nous ne parlions presque pas, mais ce n'était plus le silence poli des trois premiers jours. C'était celui de deux personnes qui n'ont plus rien à prouver.

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La valise refaite, le dernier matin

Les dix jours suivants, je ne les raconterai pas non plus. Il y a eu d'autres siestes, volets clos, et d'autres où nous avons vraiment dormi, sans rien d'autre, et c'était bien aussi. Le désir n'est pas revenu tous les jours. Il revenait quand il voulait, et nous avions cessé de lui donner rendez-vous.

Le dernier matin, j'ai refait ma valise. J'ai plié la nuisette de satin vert sauge dans son sac de tissu. Puis j'ai nettoyé le We Love avec un spray désinfectant Power Line d'Eros, sans alcool, qui respecte le silicone : vaporiser, laisser agir quelques instants, essuyer avec un linge doux. Je l'ai laissé sécher sur une serviette propre, au bord de la fenêtre.

J'avais choisi ce spray au rayon désinfection et entretien, après avoir lu le guide du nettoyage. À la maison, dans le placard de la salle de bains, j'ai aussi un IntimClean d'Intimateline, compatible avec le silicone, le plastique et le métal. Il est compact. L'an prochain, il ira dans la trousse.

Quand le jouet a été sec, je l'ai remis dans son petit sac de voyage noir, avec sa télécommande, et je l'ai glissé au fond de la valise, sous le pull écru. Pas caché, cette fois. Rangé. Il y a une différence, et j'ai mis vingt-sept ans à la comprendre.

Pascal, pendant ce temps, buvait son café à la table de la cuisine, son téléphone à la main. Il ne disait rien. Il a seulement tourné l'écran vers moi. Un autre jouet pour couple, au rayon des sextoys pour couple, lilas et blanc, avec une télécommande : l'Otto Click&Play de Galatea.

« Pour la maison. Pour ne plus attendre les vacances. Si tu veux. »

J'ai dit que je voulais. Nous ne l'avons pas commandé tout de suite : nous l'avons commandé ensemble, le soir de notre retour, assis côte à côte sur le canapé, au milieu des valises pas encore défaites. C'était la première chose que nous faisions en rentrant, avant même d'ouvrir le courrier.

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Je repense souvent à ces trois premiers jours. Je les ai longtemps pris pour un échec, une preuve que quelque chose s'était usé entre nous. Je crois aujourd'hui que c'était l'inverse. Il nous fallait ce rien, cette dispute et ce melon sous le tilleul, pour comprendre que nous attendions la même chose.

Ce qu'il y avait dans la valise, au fond, ce n'était ni un jouet ni une huile. C'était ce que chacun de nous espérait sans oser le dire. Il a suffi de l'ouvrir. La prochaine fois, je crois que nous ferons la valise ensemble.

FIN

À lire ensuite

Récit signé Anaïs Delorme

Les histoires publiées ici sont des fictions : les personnages et les situations sont inventés, les objets qui y apparaissent sont réels et viennent du catalogue de la boutique.

Envie de préparer une valise à deux ?

Un vibromasseur pour couple dans son sac, une huile de massage pour le dos et un lubrifiant à base d'eau suffisent souvent. Le reste se décide à deux, sans programme, et chacun peut dire non ou s'arrêter quand il veut. Voir les vibromasseurs pour couple ou les huiles de massage.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une histoire érotique de vacances ?

Une histoire érotique de vacances est un récit où le temps des vacances change le désir : la chaleur, le sommeil, l'absence d'horaires, l'attente qu'on place dans ces quelques jours. Celle-ci raconte un couple installé, la cinquantaine, seul dans une maison louée, sans inconnu ni rencontre. Toutes nos histoires de couple sont réunies dans la rubrique Histoire de Sexe.

Pas envie de faire l'amour en vacances : est-ce normal ?

Oui, c'est fréquent. La fatigue accumulée, la chaleur, le trajet et surtout l'attente qu'on met dans les vacances peuvent éteindre le désir les premiers jours. En faire une obligation aggrave souvent les choses. En parler simplement, sans reproche, et cesser de compter les jours laisse au désir la place de revenir. Notre article sur raviver le désir dans le couple développe ces pistes.

Comment raviver le désir d'un couple en vacances ?

Le plus efficace est souvent de ne rien programmer. Du temps libre, une sieste à deux volets clos, des caresses sans but et la franchise de dire ce qu'on espérait aident davantage qu'un « il faut en profiter ». Un massage lent, demandé et accepté, est une bonne porte d'entrée. Notre fiche sur comment pratiquer un massage érotique décrit les gestes de base.

Quel sextoy emporter en vacances à deux ?

Un vibromasseur pour couple est un choix pratique : il se porte pendant l'amour et stimule les deux partenaires, souvent avec une télécommande. Pour voyager, on regarde s'il est étanche, rechargeable et livré avec un sac de rangement, et l'on emporte un lubrifiant à base d'eau. Notre guide d'achat du vibromasseur pour couple compare les formes et les fonctions.

Peut-on prendre un sextoy dans l'avion ou dans la valise ?

En règle générale, oui, mais les conditions dépendent de la compagnie aérienne et du pays : il faut vérifier ses règles avant le départ, notamment pour les batteries. Le jouet voyage propre, chargé, dans son sac, télécommande retirée ou verrouillage activé pour éviter qu'il ne se mette en marche dans la valise. Un flacon de lubrifiant suit les mêmes règles que les autres liquides du bagage.

Huile de massage ou lubrifiant avec un jouet en silicone ?

Avec un jouet en silicone, on utilise un lubrifiant à base d'eau, compatible avec le silicone et avec les préservatifs en latex. L'huile de massage reste sur la peau, pour le dos et les épaules : elle ne sert ni de lubrifiant intime ni avec le jouet. Après usage, un nettoyant sans alcool adapté au silicone. Notre fiche sur le lubrifiant à base d'eau détaille son emploi.