Histoire érotique de pegging : ses gestes, dans le même ordre
Un dimanche soir d'octobre, chez nous, il y avait deux tasses de verveine sur la table de nuit et une serviette pliée en quatre au bord du lit. J'ai cinquante ans, Agathe en a quarante-sept, et nous vivons ensemble depuis dix-neuf ans.
Depuis dix-neuf ans, c'est moi qui commence, et je commence toujours par son dos. Ce soir-là, c'est elle qui avait sorti l'huile. Et elle a refait mes gestes, un par un, dans le même ordre.
Dix-neuf ans à commencer par le dos

Je ne sais plus quand c'est devenu une habitude. Sans doute la deuxième année, dans le petit appartement du troisième étage, quand Agathe rentrait de l'atelier de reliure avec les épaules dures comme du carton. Je lui avais proposé de lui masser le dos, maladroitement, avec la crème pour les mains qui traînait sur le lavabo.
Dix-neuf ans plus tard, la crème est devenue une huile, et la maladresse est devenue un ordre. Je ne l'ai jamais écrit nulle part. Je n'avais même jamais remarqué que c'en était un.
L'huile vit sur l'étagère de la salle de bains, à côté des serviettes. C'est une huile à la noix de coco, dans un flacon blanc, qui sent un peu les vacances et pas du tout la pharmacie. Le dimanche soir, c'est moi qui vais la chercher.
D'abord, je prends une serviette propre et je la plie en quatre. Je la pose au bord du lit, de son côté, avant même qu'elle ait fini son thé. Une huile tache les draps, bien sûr. Mais une serviette posée d'avance dit aussi autre chose, que je n'avais jamais pris la peine de formuler.
Ensuite, je verse l'huile dans ma paume et je frotte mes mains l'une contre l'autre, longtemps, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus froide. Agathe dit qu'une main froide sur le dos, c'est une douche qu'on n'a pas demandée.
Je pose les deux mains à plat entre ses omoplates, et je ne bouge pas. Je compte jusqu'à trois dans ma tête. Puis viennent les épaules, la nuque, et je descends le long de la colonne, lentement, toujours dans ce sens-là, jamais dans l'autre.
Quand je m'arrête, je m'essuie les mains dans la serviette. L'huile reste sur la peau. Elle n'a rien à faire sur un préservatif ni sur un jouet, et je l'ai appris assez tôt pour que ce soit devenu un geste plutôt qu'une précaution.
Le flacon de lubrifiant, lui, dort dans le tiroir de la table de nuit. Je le garde un moment dans ma paume fermée avant de l'ouvrir, pour que le gel ne la fasse pas sursauter. Puis je pose ma question, toujours la même, avec les mêmes mots.
« On continue, ou on reste là ? »
Agathe a souvent répondu « on continue ». Elle a aussi répondu « on reste là », certains soirs, et nous sommes restés là, ma main à plat sur son dos, sans que personne ait rien perdu. La question n'a jamais été une formule. Elle a toujours eu deux réponses possibles.
Après, je vais chercher un verre d'eau à la cuisine. Je rince ce qui doit être rincé, je range le tiroir, et je me recouche le dernier, en tirant la couette sur son épaule. Dix-neuf ans de dimanches, à peu près dans cet ordre.
Agathe ne m'a jamais rien demandé de tout cela. Je crois que je l'ai fait d'abord par prudence, puis par goût, puis parce que c'était dimanche. L'ordre s'est installé tout seul, comme une table se met.
Au printemps, un samedi matin, Agathe m'a tendu son téléphone au-dessus des tartines. C'était un article sur l'orgasme prostatique, qui expliquait qu'on y arrive par un appui plutôt que par un mouvement. Elle ne m'a rien demandé. Elle m'a seulement regardé le lire jusqu'au bout.
Je ne vais pas prétendre que l'idée ne m'avait jamais traversé. Elle m'avait traversé souvent, et je l'avais rangée chaque fois, avec d'autres choses qu'un homme de mon âge ne sait pas très bien où mettre.
Nous en avons parlé deux fois, en plein jour. La première, ce samedi-là, au marché, entre le fromager et le marchand de pommes, à voix basse et en riant beaucoup. La seconde, une semaine plus tard, en voiture, au retour d'une promenade en forêt.
C'est la deuxième fois qu'elle a dit la phrase. Elle conduisait, elle regardait la route, et elle l'a dite très simplement.
« Si tu veux, un jour, je ferai comme toi. »
Je n'ai pas compris tout de suite ce que « comme toi » voulait dire. J'ai répondu oui quand même, après un long virage, et elle a souri sans quitter la route des yeux.
Deux dimanches plus tôt, nous avions commencé par le plus petit : un plug souple, trouvé dans le rayon des plugs anaux pour homme, moins long qu'un stylo. Ce soir-là, il n'y avait eu ni grande scène ni discours, seulement de la curiosité, et un fou rire au moment de le rincer.
Je ne savais pas encore que, le dimanche suivant, c'est elle qui irait chercher l'huile sur l'étagère.
Ce soir, c'est elle qui a sorti le flacon

Ce dimanche-là, j'ai fait la vaisselle du dîner pendant qu'Agathe préparait la verveine. Nous avions bu de l'eau à table, rien d'autre. Elle l'avait fait remarquer en riant, comme un détail sans importance. Ce n'en était pas un, et nous le savions tous les deux.
Quand je suis monté, la lampe de chevet était allumée de mon côté, pas du sien. Les deux tasses fumaient sur la table de nuit, à côté de mon livre. Et sur la couette, au bord du lit, de mon côté, il y avait une serviette pliée en quatre, avec le flacon blanc posé dessus.
Agathe était assise juste à côté, en pull, les jambes repliées sous elle. Elle avait la main refermée doucement sur le flacon, posé debout sur la serviette, comme on garde un objet qu'on a promis de prêter.
« Ce soir, c'est moi. »
Je me suis allongé sur le ventre, la joue dans l'oreiller, sans rien dire. Je l'ai entendue déboucher le flacon. Puis il y a eu un bruit que je connaissais par cœur et que je n'avais jamais entendu de cet endroit-là : deux mains qui se frottent l'une contre l'autre, longtemps.
Ses paumes se sont posées entre mes omoplates, chaudes, à plat. Elles n'ont pas bougé. J'ai compté jusqu'à trois sans le vouloir, et c'est exactement à trois qu'elles sont parties vers les épaules.
Je me suis mis à rire dans l'oreiller. Elle m'a demandé ce qu'il y avait de drôle. Je lui ai répondu que je venais de me reconnaître.
Elle n'a pas ri. Elle a seulement dit « chut », très doucement, sur le ton que je prends quand elle commence à commenter. Et elle a continué.
Les épaules, la nuque, puis la colonne, vers le bas, jamais dans l'autre sens. Elle avait mes gestes, mais pas mes mains. Les siennes sont plus petites, plus précises, et elles appuyaient là où je ne savais pas que j'avais mal.
Je ne sais pas combien de temps a duré le massage. Assez longtemps pour que le dimanche, la semaine et la réunion du lundi soient descendus quelque part sous le matelas.
L'odeur de la noix de coco remontait de mon propre dos. C'était étrange de la sentir de si près, cette odeur que j'associais depuis toujours à ses épaules à elle.
Puis elle s'est arrêtée. Je l'ai sentie se pencher vers le bord du lit, et j'ai entendu le frottement du coton. Elle s'essuyait les mains dans la serviette, longuement, entre chaque doigt.
Elle a ouvert le tiroir de la table de nuit et elle en a sorti le petit flacon noir de pjur, à la pastille jaune, « analyse me! ». Nous l'avions choisi ensemble après avoir lu une fiche sur la façon d'utiliser un lubrifiant anal. Elle a refermé la main dessus, et elle a attendu.
Je savais exactement ce qu'elle faisait. Elle réchauffait le gel dans sa paume, parce qu'un gel froid fait sursauter. Je le fais depuis des années. Personne ne me l'avait appris, et je ne l'avais jamais expliqué à personne.
Dans le rayon des lubrifiants anaux, nous en avions écarté plusieurs, ceux qui promettaient de « détendre » ou d'« apaiser ». Agathe avait lu les étiquettes à voix haute, puis elle avait tranché : on ne prend rien qui endort, puisque c'est la sensation qui dit quand il faut ralentir.
Celui-là est à base d'eau, sans parfum, et sa fiche le dit compatible avec le silicone et le latex. Le reste, je l'ai oublié. Je me souviens surtout de sa main fermée sur le flacon, et du temps qu'elle prenait sans que personne le lui demande.
Le bon lubrifiant. Pour un jeu anal, on choisit un lubrifiant à base d'eau et sans anesthésiant : ce qui endort la sensation supprime aussi le signal qui dit de ralentir. La fiche du pjur « analyse me! » le donne compatible avec le latex et le silicone. L'huile de massage, elle, reste sur la peau du dos : jamais sur le jouet, et jamais avec un préservatif en latex, que les corps gras fragilisent.
La serviette était déjà pliée
J'ai compris à ce moment-là pourquoi la serviette m'avait frappé en entrant. Ce n'était pas la serviette elle-même. C'était qu'elle était déjà là, pliée en quatre, au bon endroit, avant que rien n'ait commencé.
Pendant dix-neuf ans, j'ai posé cette serviette en pensant que je protégeais les draps. Couché sur le ventre, je découvrais ce qu'elle disait de l'autre côté. Quelqu'un avait pensé à toi avant que tu arrives. Quelqu'un avait prévu ce soir, et l'avait voulu.
Rien n'était improvisé, et rien n'était imposé non plus. Une serviette posée d'avance, c'est une invitation écrite au crayon : elle se lit, et elle s'efface si l'on veut.
Je me suis demandé combien de dimanches elle avait regardé cette serviette en silence, couchée là où j'étais, en comprenant ce que je mettais dix-neuf ans à comprendre.
Le tiroir était resté entrouvert. Dedans, à côté de la place du flacon, il y avait la boîte que nous avions ouverte ensemble trois semaines plus tôt. Un gode-ceinture fin, en silicone doux, à la pointe effilée, tenu par une simple ceinture élastique. Rien en cuir, pas une boucle, rien qui ressemble à un costume.
Nous l'avions choisi un mardi soir, sur le canapé, après avoir lu un guide d'achat des gode-ceintures et un article sur la façon de choisir un gode-ceinture. Le rayon des gode-ceintures en proposait de toutes les tailles. Nous avions pris l'un des plus modestes, sans discuter longtemps.
Je ne l'avais pas revu depuis qu'il était arrivé. Agathe avait lu de son côté une fiche sur l'usage d'un gode-ceinture, et elle ne m'en avait rien dit. Je n'avais rien demandé non plus. Chacun avait fait sa part du chemin, sans la raconter à l'autre.
Elle s'est levée de l'autre côté du lit. J'ai entendu le petit bruit de l'élastique, le froissement du tissu, puis plus rien. Elle n'a fait aucun commentaire et aucun spectacle.
Elle a fait ce que je fais : elle s'est préparée sans que cela devienne un sujet. Je l'ai compris en l'écoutant, parce que c'est exactement le silence que je laisse, moi, à ce moment-là.
Quand elle est revenue s'asseoir près de moi, elle a posé une main sur mon dos, à plat, au même endroit qu'au début. Elle n'a pas bougé. Trois secondes. Je les ai comptées avec elle.
Elle a posé ma question
Je m'attendais à beaucoup de choses. À une gêne, peut-être, ou à un rire nerveux, ou à l'une de ces répliques de film qui transforment un lit en scène de théâtre. Il n'y a rien eu de tout cela.
Il y a eu sa main sur mon dos, le flacon tiédi dans l'autre. Puis sa voix, tout près de mon oreille, avec mes mots exacts, ceux que je croyais n'appartenir qu'à moi.
« On continue, ou on reste là ? »
J'ai mis du temps à répondre. Pas parce que j'hésitais, mais parce que j'entendais pour la première fois ce que cette question offrait. Elle ne demandait pas une permission. Elle me rendait la décision, entière, sans rien attendre en échange.
Je me suis rendu compte que « on reste là » était une vraie réponse. Si je la disais, elle poserait le flacon, elle s'allongerait contre moi, et la soirée serait réussie quand même. Je l'ai su avec une certitude que je n'avais jamais eue en posant la question moi-même.
« On continue. »
Elle a pris son temps, ou plutôt le mien, celui que j'avais toujours pris pour elle. Une noisette de gel tiède, ses doigts d'abord, longtemps. Elle ne poussait rien. Elle attendait que mon corps dise oui à son tour, et il a fini par le dire.
Puis elle est venue contre moi, très lentement, avec ce jouet qu'elle portait comme on porte un objet prêté, avec précaution. À un moment, elle s'est arrêtée d'elle-même, sans que j'aie rien dit, et elle a reposé la question, plus bas.
« On continue ? »
« On continue. »
Je ne raconterai pas la suite. Elle nous appartient, et elle tient moins dans ce qui s'est passé que dans la façon dont c'est arrivé : lentement, à deux, dans une chambre fermée, avec une lampe allumée du mauvais côté du lit.
Ce que je lui donnais
Ce que j'ai découvert ce soir-là n'est pas une sensation. Ou pas seulement. Les sensations, je les avais imaginées cent fois, et je m'étais trompé sur presque toutes, ce qui n'a aucune importance.
Ce que j'ai découvert, c'est la mesure de ce que je lui donnais depuis dix-neuf ans sans le savoir. Je croyais faire des gestes pratiques. Je les recevais un par un, dans l'ordre, et je comprenais qu'ils étaient des phrases.
L'huile chauffée entre les paumes voulait dire : je ne suis pas pressé. Les trois secondes de mains immobiles voulaient dire : je suis là avant de faire quoi que ce soit. Et le sens de la descente, toujours le même, voulait dire : tu sais ce qui vient, tu n'as rien à surveiller.
La serviette posée d'avance voulait dire : j'ai pensé à ce soir, et je l'ai voulu. Les mains essuyées avant le flacon voulaient dire : je fais attention à toi jusque dans les détails que tu ne vois pas.
Et puis la question. La question surtout. Je l'avais toujours posée en croyant m'assurer de quelque chose. Je découvrais qu'elle rassurait l'autre, qu'elle lui laissait une porte ouverte et lui disait, en même temps, qu'il n'en aurait peut-être pas besoin.
J'ai compris aussi ce que j'avais toujours pris pour de la patience chez elle. Ce n'était pas de la patience. C'était de la confiance, et elle se construisait geste après geste, parce que l'ordre ne changeait jamais.
J'ai pensé à toutes les fois où Agathe avait répondu « on continue » d'une voix qui me semblait simplement contente. Je l'entendais maintenant autrement. C'était la voix de quelqu'un à qui l'on vient de rendre la main.
On imagine souvent cette soirée-là comme une affaire de pouvoir, comme si celle qui porte le harnais prenait quelque chose à celui qui le reçoit. Chez nous, rien n'a été pris.
Quelque chose a été rendu, plutôt. Dans le même ordre, avec les mêmes mots, par la personne à qui je l'avais donné pendant dix-neuf ans sans y penser.
Agathe s'est allongée contre moi, après, la joue sur mon épaule. Elle a dit une seule chose, en riant à moitié.
« Tu vois. C'est toi qui m'as appris. »
Je n'ai pas su quoi répondre. Je crois qu'il n'y avait rien à répondre. Il y avait seulement à se taire, et à laisser la lampe allumée encore un moment.
Après, comme moi
Puis elle s'est levée, et elle a fait la dernière partie de la liste, celle que je croyais la moins importante de toutes.
Elle est allée chercher un verre d'eau à la cuisine, et elle l'a posé de mon côté, à côté de la tasse de verveine refroidie. Je l'ai bu d'un trait. J'avais soif, et je ne le savais pas.
Ensuite, je l'ai entendue dans la salle de bains. L'eau tiède qui coule, longtemps. Le petit bruit du vaporisateur de nettoyant pour jouets, deux pressions, puis un silence, le temps de le laisser agir. Encore l'eau claire. Et enfin le froissement d'une serviette propre, pour sécher.
Je suis resté allongé à écouter, la joue toujours dans l'oreiller. Je n'avais jamais entendu ces bruits-là de ce côté du mur, et ce sont eux qui m'ont paru les plus tendres de la soirée.
Elle a rangé le jouet dans sa boîte, et la boîte dans le tiroir, à côté du flacon noir. Elle a remis l'huile sur l'étagère, à côté des serviettes. Je l'ai su sans regarder : c'est là que je la remets, moi aussi.
Elle s'est recouchée la dernière. Elle a tiré la couette sur mon épaule, d'un geste un peu brusque, exactement le mien, celui qu'elle me reproche quand je lui mets la couette dans l'oreille.
« Pardon, a-t-elle dit. C'est toi qui fais ça. »
Nous avons ri dans le noir, longtemps, comme deux idiots qui se connaissent depuis dix-neuf ans et qui viennent de se rencontrer.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, je lui ai demandé si elle avait fait une liste. Elle a dit que non. Elle n'en avait pas eu besoin : elle avait reçu ces gestes chaque dimanche pendant dix-neuf ans, et elle les connaissait mieux que moi.
Depuis, rien n'a changé dans l'ordre. C'est toujours moi qui commence par le dos, la plupart des dimanches. Mais je chauffe l'huile un peu plus longtemps. Et quand je pose ma question, je sais enfin ce que je donne en la posant.
FIN
À lire ensuite
Envie d'essayer à deux, sans rien brusquer ?
Trois choses se choisissent à l'avance : un lubrifiant anal à base d'eau, un gode-ceinture fin pensé pour débuter, et un nettoyant pour jouets. Voir le guide d'achat des gode-ceintures ou le rayon des lubrifiants anaux.
Questions fréquentes
Que veut dire « pegging » ?
Le pegging désigne une pratique où une femme, équipée d'un gode-ceinture, pénètre son partenaire masculin par voie anale. Le mot vient de l'anglais et s'est installé faute d'équivalent français courant. Une histoire de pegging raconte donc cette situation entre deux adultes consentants. En soi, la pratique n'implique ni domination ni humiliation : c'est le couple qui en fixe le cadre, le rythme et les limites.
Faut-il un lubrifiant particulier pour le pegging ?
Oui. La zone anale ne produit pas de lubrification naturelle : un lubrifiant est indispensable, en quantité généreuse, et se renouvelle dès que la glisse diminue. On choisit un lubrifiant anal à base d'eau, compatible avec le silicone du jouet et avec le latex d'un éventuel préservatif, et sans anesthésiant : un produit qui endort la zone masque aussi la sensation qui indique quand ralentir.
Quel gode-ceinture choisir pour une première fois à deux ?
Pour commencer, on choisit un gode fin et lisse, plus court qu'on ne l'imagine, porté par un harnais simple : une ceinture élastique ou un harnais en tissu façon slip. Les modèles pensés pour débuter ont souvent une pointe effilée ou un profil légèrement courbé. Avant d'acheter, vérifiez sur la fiche la matière du gode et sa compatibilité avec un lubrifiant à base d'eau.
Le pegging est-il forcément une pratique de domination ?
Non. Beaucoup de récits et de vidéos le présentent comme une prise de pouvoir, avec un vocabulaire de rapport de force, mais rien dans la pratique ne l'impose. Un couple peut la vivre comme une curiosité partagée, un échange de gestes ou une forme de tendresse. Ce qui compte : en avoir parlé avant, à froid, rester libres de s'arrêter à tout moment, et laisser la décision à celui qui reçoit.
Comment nettoyer un gode-ceinture après usage ?
Juste après usage, lavez le gode à l'eau tiède avec un savon doux. Vous pouvez ensuite pulvériser un nettoyant pour jouets, le laisser agir quelques instants, rincer à l'eau claire et sécher avec une serviette propre. Le harnais se nettoie selon sa matière et les indications de sa fiche. Rangez enfin le tout au sec, dans sa boîte ou une pochette, à l'abri de la poussière.
Une huile de massage peut-elle servir de lubrifiant ?
Pas pour le pegging. Une huile de massage est formulée pour la peau, pas pour les muqueuses, et les corps gras fragilisent le latex d'un préservatif. Certaines huiles peuvent aussi abîmer la surface de certains jouets. La règle la plus simple : l'huile pour le dos et le massage, un lubrifiant à base d'eau pour le reste, et les mains essuyées dans une serviette entre les deux.








