Histoire érotique de fisting : le soir où ma main a attendu

Résumer cet article avec :

Histoire érotique de fisting : le soir où ma main a attendu

Un dimanche d'octobre, chez nous, porte fermée, avec une tasse de tisane au pied du lit et pas une goutte d'alcool. J'ai cinquante et un ans, Odile en a quarante-huit, et nous sommes mariés depuis vingt-trois ans.

C'est elle qui l'a demandé, quelques semaines plus tôt, en plein jour. Moi, j'avais peur de lui faire mal, et je le lui ai dit. C'est une histoire de fisting racontée par celui dont la main a surtout appris à attendre.

Un dimanche, en pleine lumière

Elle me l'a demandé un dimanche de septembre, vers trois heures de l'après-midi, en étendant le linge dans le jardin. Il faisait encore chaud. J'étais assis sur la marche de la cuisine avec le journal, et elle avait une pince à linge entre les dents.

Elle a fini d'accrocher un drap, elle a retiré la pince, et elle a dit : « Il y a une chose que j'aimerais essayer avec toi. » Le ton était celui qu'elle prend pour proposer un voyage. Ni plus bas, ni plus haut.

Puis elle a dit le mot. Le mot anglais, celui qu'on lit sur des forums et qu'on ne prononce jamais dans un jardin, entre deux draps qui sèchent. Elle ne l'a pas baissé, elle ne l'a pas enrobé. Elle l'a posé là, au soleil.

Je crois que j'ai replié le journal. Je me souviens surtout d'avoir regardé mes mains, longtemps, comme si je les découvrais. Ce sont des mains larges, des mains de menuisier, marquées aux phalanges par trente ans d'atelier.

Odile s'est assise à côté de moi sur la marche. Elle m'a expliqué, avec ses mots, qu'elle y pensait depuis des mois. Pas pour un record, pas pour une histoire à raconter. Pour savoir ce que ça fait, d'être tout entière occupée par quelqu'un qu'on connaît par cœur.

« Je ne veux pas que ce soit un exploit, a-t-elle ajouté. Je veux que ce soit toi, lentement, et moi qui décide. »

Je n'ai rien répondu tout de suite. Elle n'attendait pas de réponse tout de suite. Vingt-trois ans de mariage apprennent au moins ça : une demande n'est pas une question qui exige un oui avant le dîner.

Elle s'est relevée, elle a repris son panier, et elle a dit en riant qu'elle me laissait le journal et le reste. Le drap claquait derrière elle. J'ai lu trois fois le même article sans savoir de quoi il parlait.

Le soir, au dîner, nous avons parlé d'autre chose. De la gouttière à refaire, d'un film, de sa sœur qui déménage à Nantes. Mais quelque chose avait changé de place dans la maison, et nous le savions tous les deux.

Le carton qu'elle avait ouvert seule

Bout des doigts d une femme sur le couvercle du pot Fist Assist Cobeco, sur la table de la cuisine près d un carton ouvert et d une tasse de café
Le pot noir sur la table de la cuisine, à côté du carton ouvert et de ma tasse : elle l'avait commandé, et ouvert seule.

Trois semaines plus tard, un samedi matin, je suis descendu à la cuisine et le carton était sur la table, ouvert. Le papier kraft froissé dépassait des rabats. Odile m'avait servi mon café, et elle m'attendait, appuyée au plan de travail, les bras croisés.

Devant le carton, il y avait un pot. Un pot noir et large, le couvercle vissé, l'étiquette sombre barrée d'un grand mot que je ne répéterai pas ici. Le pot noir sur la table de la cuisine, à côté du carton ouvert et de ma tasse : c'est la première image que je garde de cette histoire.

« Je l'ai commandé mardi, a-t-elle dit. Je l'ai ouvert seule. Je voulais que tu le trouves là. »

Elle s'est approchée et elle a posé le bout des doigts sur le couvercle, sans le prendre, comme on pose la main sur l'épaule de quelqu'un qu'on présente. C'était un gel Fist Assist de Cobeco Pharma, cinq cents millilitres, extra-épais, à base d'eau.

Elle avait tout lu avant de choisir. Le guide pour choisir son lubrifiant, d'abord, puis un article sur le lubrifiant à eau ou au silicone, parce qu'elle voulait comprendre pourquoi tout le monde insistait sur l'eau. Elle m'a résumé ça en trois phrases.

Un lubrifiant à base d'eau se rince, ne tache presque rien, va avec le latex et avec tout le reste. Pour ce qu'elle voulait, il fallait surtout qu'il soit épais, et qu'on puisse en remettre sans compter. Le reste, disait-elle, c'est du temps.

Nous avions déjà un tube dans le tiroir de la table de nuit, un Aqua d'Eros, très bien pour l'ordinaire. Elle l'avait comparé au pot, du bout de l'index, sur le dos de sa main. « Trop liquide pour ça », avait-elle conclu.

Le carton contenait deux autres choses, qu'elle avait déjà montées dans la chambre : un flacon noir à pastille jaune, et un petit Med Natural Glide de Pjur à la formule très courte, pour les muqueuses sensibles, pris au cas où. Elle avait passé une soirée entière sur le rayon des lubrifiants à base d'eau.

Pot noir de gel Fist Assist extra épais à base d eau 500 ml Cobeco Pharma, sur fond blanc
Le pot de la cuisine, extra-épaisGel de Fisting Extra-Épais Fist Assist Base Eau 500 ml - Cobeco Pharma29,99 €
Tube de lubrifiant Eros Aqua à base d eau, bouchon bleu, sur fond blanc
Le tube du tiroir, plus fluideLubrifiant Base Eau Aqua - Hydratant Longue Durée - Eros10,95 €
Flacon de lubrifiant à base d eau Pjur Med Natural Glide 100 ml, sur fond blanc
Formule courte, muqueuses sensiblesLubrifiant Intime à Base d'Eau Med Natural Glide Hydratant - Pjur15,95 €

J'ai bu mon café sans rien dire. Le pot était là, entre nous, et pour la première fois depuis trois semaines la demande avait un poids, une forme, une étiquette. Ce n'était plus une phrase dans un jardin. C'était une décision, et elle l'avait prise sans moi.

Ce n'était pas un reproche. C'était exactement ce qu'il fallait. Si j'avais dû choisir le pot, j'aurais encore été en train de lire des fiches à Noël, à chercher une garantie qu'aucune fiche ne donne.

J'ai eu peur, et je le lui ai dit

Je le lui ai dit le soir même, dans la cuisine, en essuyant la vaisselle. Il me semblait plus facile de parler avec quelque chose dans les mains. « J'ai peur de te faire mal », ai-je dit au torchon plus qu'à elle.

Elle a coupé l'eau. Elle s'est retournée, les mains mouillées, et elle a attendu la suite. Elle ne m'a pas rassuré tout de suite, et je lui en suis encore reconnaissant. Elle m'a laissé finir.

Alors j'ai fini. J'ai dit que mes mains n'étaient pas faites pour ça, qu'elles étaient faites pour le chêne et le pin, pour serrer des étaux. J'ai dit que je ne saurais pas où était la limite, que j'avais peur de ne pas la sentir à temps.

J'ai dit aussi la chose la plus difficile : que j'avais peur qu'elle ne me dise rien. Qu'elle se force par gentillesse, pour ne pas gâcher, comme on finit une assiette qu'on n'aime pas pour ne pas vexer celui qui a cuisiné.

Odile s'est essuyé les mains sur mon torchon. Puis elle a dit une chose que je n'avais pas prévue : que c'était justement pour ça qu'elle me le demandait, à moi. Parce que j'avais peur. Un homme qui n'a pas peur de faire mal, elle ne lui confierait rien.

« Ta peur, c'est ce qui me rassure, a-t-elle dit. Garde-la. Mais ne la laisse pas décider à ma place. »

Nous en avons reparlé plusieurs fois les jours suivants. Toujours en plein jour, toujours habillés, une fois dans la voiture en revenant du marché. Elle a posé ses conditions, et j'ai posé les miennes, ce qui m'a surpris moi-même.

Les siennes tenaient en peu de mots. C'est elle qui donnerait le rythme. Si elle disait « attends », je ne bougerais plus du tout, jusqu'à ce qu'elle dise « vas-y ». Et si elle voulait arrêter, on s'arrêterait là, sans en faire une histoire.

La mienne était plus courte : moi aussi, je pourrais arrêter. Si quelque chose me semblait faux, si je ne la sentais plus, je m'arrêterais sans avoir à me justifier. Elle a dit oui tout de suite, et elle a eu l'air contente que je le demande.

Le lendemain, elle m'a envoyé un lien sans commentaire : un article sur la façon de laisser l'autre guider la main. J'avais déjà les ongles courts, le métier les use avant moi. J'ai quand même passé la lime, le samedi suivant, en écoutant la radio.

J'ai lu aussi, de mon côté, comment utiliser un lubrifiant à base d'eau, deux fois, comme une notice de machine. Rien n'y parlait de la peur. Mais savoir qu'on en remet souvent, qu'on n'en met jamais trop, m'a fait plus de bien que je ne l'aurais cru.

L'huile d'abord, sur le ventre

Le dimanche suivant, il faisait encore jour quand nous sommes montés. Une lumière d'octobre, basse et dorée, qui entrait de biais par la fenêtre de la chambre. Odile avait fait une tisane pour elle, et posé un verre d'eau pour plus tard.

Elle avait tout préparé sans me le dire. Sur le banc au pied du lit, une serviette blanche pliée, et le flacon d'huile posé sur la serviette, à côté de sa tasse de tisane. Une huile de massage à la noix de coco, de chez Hot, dans un flacon transparent à étiquette noire.

« L'huile d'abord, a-t-elle dit. Sur le ventre. Seulement sur le ventre et les cuisses. »

J'en ai effleuré le bouchon du bout des doigts avant de l'ouvrir, comme pour m'assurer qu'il était réel. Puis j'ai versé l'huile dans ma paume et je l'ai réchauffée entre mes mains, longtemps, le temps qu'elle cesse d'être un liquide pour devenir une chaleur.

Je connais ce ventre depuis vingt-trois ans. Je ne l'avais jamais massé si lentement. Mes mains ont fait le tour du nombril, sont descendues sur le haut des cuisses, sont remontées, et à chaque passage je la sentais s'abandonner un peu plus au matelas.

Odile avait lu avant moi une page sur la façon de pratiquer un massage érotique. Elle en avait retenu une seule chose, qu'elle m'a répétée à mi-voix : on ne masse pas pour arriver quelque part, on masse pour être là.

L'huile est restée où elle devait rester : sur la peau du ventre et des cuisses. Quand Odile a dit « maintenant », je me suis essuyé les mains dans la serviette, puis je suis allé les laver à l'eau tiède, au savon, sans me presser.

C'était sa règle et c'était la bonne : une huile est faite pour le corps, pas pour le reste. Elle l'avait choisie dans le rayon des huiles de massage pour qu'elle reste un massage, et le guide d'achat du massage le dit mieux que moi.

Flacon transparent d huile de massage à la noix de coco Hot 100 ml, étiquette noire
Pour le ventre et les cuissesHuile de Massage Coco Enrichie en Vitamine E Flacon de 100 ml - Hot14,99 €
Flacon noir de lubrifiant Pjur Aqua Panthenol à base d eau 100 ml, pastille jaune
Le flacon noir de la table de nuitLubrifiant Base Eau Aqua Panthénol Apaisant - Pjur15,95 €
Tube de gelée lubrifiante à base d eau neutre sans parfum Unilatex 82 g
La gelée neutre, sans parfumLubrifiant Intime Gelée à Base d'Eau Neutre Sans Parfum 82gr - Unilatex5,99 €

Beaucoup, et à base d'eau. Pour une pratique qui demande de la lenteur, on choisit un gel épais à base d'eau, qu'on remet sans compter. L'huile de massage reste sur le ventre et les cuisses : jamais comme lubrifiant intime, et jamais avec un préservatif ou des gants en latex, que les corps gras fragilisent. Une douleur est un signal d'arrêt, pas un palier.

Quand je suis revenu, elle avait dévissé le pot elle-même et l'avait posé de son côté du lit, avec le tube de gelée Unilatex, neutre et sans parfum, que nous gardons depuis des années. Le flacon noir, lui, attendait sur ma table de nuit.

« Toujours d'accord ? » ai-je demandé.

« Toujours. Et je te le redirai si ça change. »

Elle a pris ma main, elle l'a gardée un moment dans les siennes, puis elle a mis elle-même le gel dans ma paume. Beaucoup. Bien plus que je ne l'aurais osé. Le gel était frais, dense, il ne coulait pas.

Ce qui s'est passé ensuite a pris du temps, et c'est elle qui a tenu la montre. Je ne vais pas le raconter geste par geste. Ce n'est pas par pudeur : je ne m'en souviens pas comme d'une suite de gestes. Je m'en souviens comme d'une longue écoute.

« Attends »

À un moment, elle a dit « attends ». Pas fort. Un mot posé, presque calme, la main à plat sur mon avant-bras.

Je n'ai plus bougé. Rien. Ma main est restée exactement où elle était, et tout le reste de mon corps s'est arrêté avec elle, le souffle compris, comme si l'immobilité pouvait se transmettre par le bras.

Je lui ai demandé si elle avait mal. Elle a secoué la tête, les yeux fermés. Ce n'était pas de la douleur, m'a-t-elle dit plus tard, c'était beaucoup d'un coup, et il fallait que ça se pose. S'il y avait eu de la douleur, on se serait arrêtés. C'était convenu.

Alors j'ai attendu. Je n'avais jamais attendu comme ça. Pas l'attente d'un feu rouge ou d'une file à la poste, où l'on pense à autre chose. Une attente pleine, où il n'y avait rien d'autre à faire que d'être là, et de ne pas bouger.

Et c'est là, dans cette immobilité, que j'ai commencé à la sentir. Pas à la toucher : à la sentir. La chaleur d'abord, une chaleur que je n'aurais pas su imaginer, qui n'était pas celle de sa peau sous mes paumes pendant le massage. Une chaleur du dedans.

Puis sa respiration. Je l'entendais, bien sûr, mais je la sentais aussi, autour de ma main, qui allait et venait, qui ralentissait. Chaque fois qu'elle expirait, quelque chose se relâchait un peu. Chaque fois, j'avais envie de bouger, et chaque fois je ne bougeais pas.

J'avais peur de faire mal, et l'immobilité était la seule chose que ma peur savait faire. Ce soir-là, j'ai compris que c'était aussi ce qu'elle attendait de moi. Pas un geste habile. Une main qui ne prend rien, qui reste, et qui écoute.

Je ne sais pas combien de temps ça a duré. Le soleil avait quitté le mur, la chambre était devenue grise et douce. Sa main sur mon avant-bras ne serrait pas. Elle était posée, comme on garde le contact avec quelqu'un dans le noir.

Puis elle a dit « vas-y », du même ton que « attends ». Et j'y suis allé, encore plus lentement qu'avant, parce que je savais maintenant que la lenteur n'était pas un détour. C'était le chemin.

D'autres fois encore, elle a dit « attends », et chaque fois ma main s'est arrêtée. Je ne comptais plus. Ce n'était plus une interruption : c'était devenu notre façon de nous parler, un mot pour se poser, un mot pour repartir.

Le bruit du flacon

Flacon noir Pjur Aqua Panthenol à pastille jaune entre des lunettes repliées et un verre d eau sur une table de nuit, effleuré du bout de l index
Sur ma table de nuit, le flacon noir à pastille jaune, entre mes lunettes et son verre d'eau.

Il a fallu remettre du lubrifiant, beaucoup, et souvent. Le gel du pot d'abord, puis, quand il a fallu en ajouter sans bouger, j'ai tendu ma main libre vers ma table de nuit, vers le flacon noir à pastille jaune, entre mes lunettes et son verre d'eau, dans la lumière ambrée de l'applique que j'avais allumée au-dessus de ma tête.

C'était un Aqua Panthénol de Pjur, celui qu'elle avait monté du carton, à base d'eau lui aussi, sans parfum. Je l'ai effleuré du bout des doigts pour le trouver sans quitter Odile des yeux, puis j'en ai versé une dose dans ma paume pour la réchauffer, comme l'huile tout à l'heure.

Le flacon était neuf, encore plein d'air. Quand j'ai appuyé, il a fait un bruit. Un bruit long, absolument ridicule, qui a résonné dans la chambre silencieuse comme une trompette dans une église.

Odile a ouvert les yeux. Elle m'a regardé, j'ai regardé le flacon, et nous avons éclaté de rire en même temps. Un vrai fou rire, de ceux qui vous prennent au ventre et ne vous lâchent plus, à deux, dans le lit, au milieu de tout ça.

Je n'avais pas imaginé qu'on puisse rire à ce moment-là. J'avais imaginé de la gravité, de la concentration, peut-être de la peur. Pas ce rire qui la secouait tout entière et que je sentais, lui aussi, jusque dans ma main immobile.

« Ne bouge pas, a-t-elle réussi à dire entre deux hoquets. Surtout ne bouge pas. »

Je n'ai pas bougé. J'ai ri sans bouger, ce qui est plus difficile qu'il n'y paraît. Et quelque chose, dans ce rire partagé, a fait tomber le reste de ma peur. On ne fait pas mal à quelqu'un avec qui on rit comme ça. On est avec elle, entièrement.

La suite a été plus douce encore, et plus lente. Elle a dit « attends » quelquefois, et puis, beaucoup plus tard, elle a dit autre chose, la main toujours posée sur mon bras.

« On s'arrête là. C'était bien. Doucement. »

Je me suis arrêté. Je suis revenu vers elle aussi lentement que j'étais venu, à son rythme, en attendant chaque fois qu'elle me dise que je pouvais continuer. Il n'y a eu ni déception ni regret dans la chambre. C'était la fin qu'elle avait choisie, et elle était juste.

Ensuite, elle a bu son verre d'eau d'un trait, elle s'est enroulée dans le drap et elle a ri encore, toute seule, en repensant au flacon. Moi, je suis resté allongé, la main ouverte sur l'oreiller, à la regarder.

Ce qu'elle a rangé le lendemain

Le lendemain matin, c'est elle qui a tout rangé. Le pot revissé dans le tiroir de sa table de nuit, la serviette dans la machine, l'huile dans le panier en osier de la commode, avec ses crèmes. Elle faisait ça comme on range après un dîner réussi, sans cérémonie.

Elle a aussi complété la liste de courses aimantée sur le frigo, et j'ai lu par-dessus son épaule. Trois lubrifiants à base d'eau, choisis le matin même dans le rayon hygiène intime, pour les jours qui suivent, quand on a envie de douceur et de rien d'autre.

Un Sensitive Glide de Pjur Med, sans glycérine, pour les muqueuses fragiles. Un Luxuria Aqua d'Intimateline, bio, qui hydrate et aide à prévenir les irritations de friction. Et un petit BIOglide de Joydivision, noté en dernier, avec une flèche : « pour la prochaine fois, s'il y en a une ».

Flacon de lubrifiant Pjur Med Sensitive Glide sans glycérine 100 ml, sur fond blanc
Sans glycérine, pour les jours d aprèsLubrifiant Base Eau Sensitive Glide Sans Glycérine - Pjur Med17,95 €
Flacon de lubrifiant bio à base d eau Luxuria Aqua Intimateline 100 ml
Bio, contre les irritationsLubrifiant Bio Base Eau Luxuria Aqua Extraits Naturels - Intimateline17,99 €
Flacon de lubrifiant BIOglide bio à base d eau vegan 40 ml Joydivision
Pour la prochaine foisLubrifiant BIOglide Bio à Base d'Eau Vegan 40 ml - Joydivision7,99 €

« S'il y en a une », ai-je répété en souriant.

« S'il y en a une, a-t-elle dit. C'est moi qui déciderai. Et toi aussi. »

Il n'y a pas eu de grande conversation après. Pas de bilan, pas de commentaire, pas de récit à des amis. Le mardi, elle m'a juste dit, en passant derrière moi dans l'atelier, que ma main lui avait manqué toute la journée. C'est tout. C'était beaucoup.

Je pense souvent à ce que je croyais avant. Que mes mains étaient trop larges, trop rudes, faites pour le bois. Que la peur de faire mal était un défaut à cacher. Elle m'a appris le contraire, avec un pot noir, un flacon qui fait du bruit et un seul mot.

Ma peur n'est pas partie. Elle a changé de place. Elle ne m'empêche plus d'avancer : elle me tient la main quand j'avance, et elle me rappelle d'attendre. Je crois que c'est pour ça qu'Odile me l'a demandé à moi.

Le pot est dans le tiroir. Nous n'en parlons pas tous les jours. Mais certains soirs, quand elle pose la main à plat sur mon avant-bras, je sais ce qu'elle veut dire, et ma main sait attendre.

FIN

À lire ensuite

Récit signé Anaïs Delorme

Les histoires publiées ici sont des fictions : les personnages et les situations sont inventés, les objets qui y apparaissent sont réels et viennent du catalogue de la boutique.

Envie de prendre tout votre temps ?

Trois choses se préparent à l'avance : un gel épais à base d'eau qu'on remet sans compter, une huile pour masser le corps, et le droit de s'arrêter, qui ne s'achète pas. Voir le guide d'achat des lubrifiants ou les lubrifiants à base d'eau.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un fist ?

Un fist, ou fisting, est une pratique sexuelle entre adultes consentants qui consiste à faire entrer progressivement toute la main dans le vagin ou l'anus du ou de la partenaire. Le mot vient de l'anglais fist, le poing, même si la main reste le plus souvent ouverte et immobile. La pratique demande de la préparation, beaucoup de lubrifiant et une grande lenteur : notre fiche sur comment utiliser un gode de fisting détaille les précautions.

Quel lubrifiant pour un fisting ?

Un gel épais à base d'eau, en grande quantité, que l'on remet souvent sans attendre que la glisse diminue. Sa texture dense amortit et tient en place, et la base eau le rend compatible avec les préservatifs et les gants en latex comme avec la plupart des jouets. Évitez les produits anesthésiants, chauffants ou parfumés, qui masquent les signaux du corps. Le rayon des lubrifiants à base d'eau en propose plusieurs textures.

Le fisting doit-il faire mal ?

Non. Une douleur pendant un fisting est un signal d'arrêt immédiat, jamais un palier à franchir ni une preuve d'endurance. La pratique repose sur la lenteur, une lubrification abondante et la possibilité, pour la personne qui reçoit, de tout arrêter à tout moment d'un seul mot. Certains couples commencent par un gode de fisting, plus progressif. Un saignement ou une douleur qui persiste se montre à un médecin ou à une sage-femme.

Comment préparer ses mains ?

Des ongles coupés courts et limés, sans arête, des bagues retirées et des mains lavées à l'eau et au savon : c'est la base, avant même le lubrifiant. Certains couples préfèrent des gants à usage unique, vendus en pharmacie ; ils s'utilisent alors avec un lubrifiant à base d'eau, jamais avec une huile s'ils sont en latex. Notre article sur la façon de laisser l'autre guider la main détaille ces gestes.

Peut-on utiliser une huile de massage pour un fisting ?

Sur le corps, oui : une huile de massage détend le ventre, le dos et les cuisses avant de commencer. Mais ce n'est pas un lubrifiant intime : elle est formulée pour la peau et non pour les muqueuses, et les corps gras fragilisent le latex des préservatifs et des gants. On s'essuie et on se lave les mains avant de passer au lubrifiant à base d'eau. Notre fiche explique comment pratiquer un massage érotique.

Que veut dire « fister » ?

« Fister » est un anglicisme familier, formé sur l'anglais fist, le poing, qui désigne le fait de pratiquer un fisting sur son ou sa partenaire. Le mot appartient à l'argot et ne figure pas dans les dictionnaires courants ; on lui préfère souvent une formule plus descriptive. Comme la pratique elle-même, il suppose deux adultes consentants, de la lenteur, une lubrification abondante et le droit, pour chacun, de s'arrêter à tout moment.