Histoire érotique de cunnilingus : le soir où je ne suis pas passée par la salle de bains
Un jeudi soir de novembre, chez nous, la petite lampe de la commode était allumée et la porte de la chambre fermée. J'ai quarante-six ans, Vincent en a quarante-neuf, et nous vivons ensemble depuis vingt et un ans.
Pendant vingt ans, chaque fois qu'il me l'a proposé, j'ai répondu « pas la peine », et avant tout le reste je passais par la salle de bains. C'est une histoire de cunnilingus, racontée de mon côté. Ce soir-là, pour la première fois, je n'y suis pas passée.
« Pas la peine », vingt ans de suite
Je ne me souviens pas de la première fois où je l'ai dit. Sans doute la deuxième ou la troisième année, dans notre studio sous les toits, un dimanche matin où Vincent avait glissé sous la couette avec une intention très claire. J'avais refermé les genoux en riant, et j'avais dit « pas la peine ».
Il n'a pas insisté. Il est remonté, il m'a embrassée dans le cou, et la matinée a continué autrement, très bien d'ailleurs. Je crois que c'est ce jour-là que la phrase est devenue la mienne.
Ensuite, je l'ai dite pendant vingt ans. Pas si souvent, parce qu'il a fini par ne plus demander, mais assez pour qu'elle devienne une sorte de meuble entre nous. On ne la regardait plus. On en faisait le tour.
« Pas la peine » voulait dire plusieurs choses, que je n'aurais jamais su dire à voix haute. Que je n'étais pas sûre d'être assez propre. Que je n'aimais pas l'idée d'être regardée de si près, à cet endroit-là, sous une lumière quelconque.
Cela voulait dire aussi que je prendrais trop de temps. Je me voyais comme une file d'attente. Le plaisir des autres me paraissait simple, et le mien comme une corvée qu'il fallait leur épargner, vite, sans rien coûter à personne.
Et cela voulait dire, au fond, que mon corps avait besoin d'être corrigé avant d'être reçu. Je ne l'ai compris que très tard. Pendant longtemps, j'ai seulement cru que j'étais pudique, comme on croit avoir un caractère.
Alors je passais par la salle de bains. Toujours. Les soirs où quelque chose pouvait arriver, je me levais au bon moment avec une excuse légère, « deux minutes », et je revenais lavée, parfumée, prête à être une version présentable de moi-même.
Vincent m'attendait. Il n'a jamais commenté ces deux minutes, pas une fois en vingt ans. Il éteignait parfois le plafonnier pendant mon absence, pour que je n'aie pas à revenir sous une lumière crue. C'était sa seule réponse, et je ne l'ai pas vue pendant des années.
Il a cessé de proposer vers la cinquième année, je crois. Sans reproche, sans soupir, sans ce petit silence vexé que d'autres auraient eu. Il a rangé la question comme on range un vêtement qu'on aimait bien et qui ne va plus à personne.
Je lui en ai été reconnaissante. Je lui en ai aussi un peu voulu, d'une manière injuste et muette : il avait respecté ma réponse si parfaitement qu'elle était devenue définitive.
Nous avons eu une vie d'amants qui me convenait, je ne vais pas raconter le contraire. Elle était tendre, régulière, avec ses habitudes et ses fous rires. Simplement, il y avait un endroit de moi où je ne laissais entrer personne, pas même lui, et pas même moi.
La mousse sans savon

Ce qui a changé d'abord, ce n'est pas lui. C'est ma façon de me laver. Il y a deux ans, à force de gels parfumés et de savons « fraîcheur », j'avais la peau qui tiraillait sans arrêt, et je trouvais ça normal. Une femme propre, pensais-je, devait sentir le savon.
Un soir, sur mon téléphone, j'ai ouvert le rayon d'hygiène intime de la boutique où Vincent avait commandé une huile de massage. J'y suis restée longtemps. Je lisais les étiquettes comme on lit les petites annonces d'un pays où l'on n'a jamais habité.
Il y avait des mots que je ne connaissais pas : « sans savon », « prébiotique », « respecte la flore protectrice ». Aucune de ces phrases ne promettait de me transformer en autre chose que ce que j'étais. Elles parlaient d'équilibre, pas de correction.
J'ai commandé une mousse de chez Bijoux Indiscrets, dans un flacon couleur sable marqué de trois lettres en capitales, avec « au naturel » écrit à la main sur le côté. J'ai trouvé ça presque comique, cette insolence sur un produit de toilette. Puis je l'ai trouvée juste.
La mousse sort du flacon en petit nuage. Elle ne sent presque rien. On la passe sur la peau, à l'extérieur seulement, et on rince à l'eau tiède. La première fois, j'ai eu l'impression de ne pas m'être lavée, tant c'était doux.
Au bout de trois semaines, ma peau ne tirait plus. Au bout de deux mois, j'avais oublié le parfum de mes anciens gels, et je n'en voulais plus. Je n'en ai parlé à personne. C'était une petite révolution, et elle tenait sur le rebord d'un lavabo.
Sans savon, sans parfum. La toilette intime n'a rien à corriger : une toilette douce, externe et sans savon suffit, et un lubrifiant à base d'eau sans parfum ne couvre rien. Une huile de massage, elle, reste sur la peau du corps : jamais comme lubrifiant intime, et jamais avec un préservatif en latex, que les corps gras fragilisent.
La mousse vit depuis sur le rebord du lavabo, à côté de la tasse en céramique blanche et de la serviette pliée. Je m'en sers le matin, pour moi, sans y penser. Ce n'est plus un rituel d'avant quelque chose. C'est un soin, et c'est tout.
Pourtant, les soirs où quelque chose pouvait arriver, je continuais de passer par là « avant ». La mousse avait remplacé le savon, mais pas le geste. Je me lavais toujours pour être corrigée, avec un produit qui, lui, ne corrigeait rien.
Ce jeudi-là, en allant éteindre la lumière de la salle de bains après le dîner, je me suis arrêtée devant le lavabo. J'ai posé le bout des doigts sur le flacon, sans le prendre. Je portais mon vieux pull gris, celui aux manches trop longues, et je suis restée un moment à regarder ma main.
Je n'ai rien décidé à cet instant-là. J'ai seulement remarqué que je n'avais pas envie de revenir ici tout à l'heure, au milieu de la soirée. Puis j'ai éteint, et je suis allée rejoindre Vincent dans la chambre.
Le dos d'abord
Chez nous, tout commence par le dos. C'est une habitude de Vincent qui date de nos premières années : il dit que personne ne peut parler de rien avec des épaules pareilles. Il a raison, en général.
L'huile était sur la commode, en face du lit, à côté de mon livre et de la petite lampe. Un flacon blanc tout simple, Body In Balance, que nous avions choisi précisément parce qu'il ne sent rien. Vincent n'aime pas les huiles qui transforment une chambre en parfumerie.
Il l'avait trouvée dans le rayon des huiles de massage, en lisant les fiches avec la patience qu'il met à comparer des perceuses. « Inodore, neutre », disait celle-là. Il me l'avait lue deux fois à voix haute, très content de lui.
En passant devant la commode, j'ai effleuré le bouchon du bout des doigts. C'est un geste que je fais souvent sans le voir, comme on touche une rampe d'escalier. Ce soir-là, je l'ai vu, et je me suis demandé combien d'autres gestes je faisais ainsi, pour rien, depuis vingt ans.
Je me suis allongée sur le ventre, en travers du lit, le pull roulé sous ma joue. Vincent a chauffé l'huile entre ses mains. Il masse comme il lit le journal du samedi : lentement, en entier, sans sauter de page.
Il avait parcouru un jour, sur le même site, une fiche sur la façon de pratiquer un massage érotique. Il m'en avait cité une seule idée : ne pas se presser vers la suite. Il ne se pressait déjà pas avant de l'avoir lue. C'est peut-être ce qu'il fait le mieux.
Les épaules, la nuque, les reins. L'huile ne sentait rien, et pour la première fois je l'ai remarqué comme une qualité et non comme un manque. Il n'y avait dans la chambre que nous deux, la petite lampe, et le radiateur qui claquait de temps en temps.
L'huile, chez nous, reste sur le dos. Vincent s'essuie les mains dans une serviette avant toute autre chose : c'est une huile pour la peau, pas un lubrifiant, et elle n'a rien à faire près d'un préservatif en latex. C'est une règle de la maison, presque aussi vieille que le massage lui-même.
Je sentais mes épaules descendre, une vertèbre après l'autre. Et je sentais, en même temps, venir le moment que je connaissais par cœur : celui où je me lève, où je dis « deux minutes », où je pars me corriger.
Je l'ai senti arriver comme on sent venir un éternuement. Une petite alarme dans le ventre, qui me disait de me lever avant qu'il ne soit trop tard. J'ai attendu. Je suis restée allongée.
Je ne suis pas passée par la salle de bains

Vincent a fini par le bas du dos, comme toujours, et il a laissé ses mains là, immobiles. C'est sa façon de dire que le massage est terminé, et que la suite, s'il y en a une, ne dépend pas de lui.
D'habitude, c'est là que je me lève. Ce soir-là, je me suis retournée, et j'ai remis mon pull parce que j'avais froid aux bras. J'ai pensé à la salle de bains, au bout du couloir, derrière la porte fermée, et je ne me suis pas levée.
J'avais le cœur qui battait comme à vingt ans, pour une raison que je trouvais un peu ridicule à quarante-six. Il ne s'agissait que de rester là. De ne pas aller me laver. De laisser mon corps tel qu'il était à dix heures du soir, un jeudi, après une journée de travail et un dîner de soupe.
« Je ne vais pas y aller, ce soir », ai-je dit.
Vincent n'a pas compris tout de suite. Il a cru que j'étais fatiguée, je l'ai vu à ses sourcils. Il s'est préparé à éteindre la lampe et à me souhaiter bonne nuit, sans une trace de déception, avec cette gentillesse qui me désarme depuis vingt et un ans.
Alors je l'ai dit mieux. Lentement, parce que les mots ne venaient pas dans l'ordre. Que je ne voulais pas aller à la salle de bains, que je voulais rester comme ça. Et que, s'il en avait encore envie, je voulais bien, ce soir, ce à quoi je répondais « pas la peine » depuis vingt ans.
Je n'ai pas prononcé le mot. Je ne l'ai jamais prononcé à voix haute de ma vie. Mais il a compris, cette fois, et il est resté très immobile, comme quelqu'un à qui l'on tend un objet fragile.
« Tu es sûre ? » a-t-il demandé. Pas comme on fait signer un papier. Comme on vérifie qu'on a bien entendu.
J'ai dit oui. Puis, parce que c'était vrai et que je voulais qu'il le sache, j'ai ajouté que je ne savais pas si j'aimerais ça. Il a hoché la tête, sans rien promettre.
« Tu m'arrêtes quand tu veux. Même tout de suite. Même au milieu. »
Sur la table de nuit, de mon côté, il y avait le flacon blanc à pastille jaune, entre mon carnet et mon verre d'eau. Un lubrifiant pjur à base d'eau, choisi l'hiver dernier dans le rayon des lubrifiants à base d'eau, après avoir lu un guide pour choisir son lubrifiant. Je ne savais même pas qu'il en existait de plusieurs sortes.
Je l'avais pris pour deux mots sur l'étiquette : « sans parfum ». Sa fiche ajoutait qu'il n'altère ni le goût ni l'odeur. J'avais trouvé la phrase étrange, sur le moment. Ce soir-là, je l'ai comprise : rien à masquer, rien à ajouter.
J'ai effleuré le flacon du bout des doigts, sans le prendre, comme pour vérifier qu'il était là. Il était là pour plus tard, ou pour rien. Vincent avait lu, l'hiver dernier, comment utiliser un lubrifiant à base d'eau, mais ce n'était pas le flacon qui comptait ce soir-là.
Par réflexe, Vincent a tendu la main vers l'interrupteur du plafonnier, comme pendant mes « deux minutes » d'autrefois. Il était déjà éteint. Nous avons ri tous les deux, d'un rire nerveux et très doux, et il a laissé la petite lampe de la commode allumée.
Il a commencé loin, par l'intérieur de mon genou. Il a pris un temps que je n'ai pas compté. Je le sais parce que, pour une fois, je n'ai pas regardé le réveil.
Je ne raconterai pas la suite. Elle m'appartient, et elle ne ressemble à rien de ce que j'avais imaginé pendant vingt ans de « pas la peine ».
Ce que je n'avais jamais regardé
Ce dont je veux parler, c'est de ce que j'ai regardé, moi. Pas lui : moi. Pour la première fois, je n'ai pas passé ces minutes-là à me surveiller. Je ne me suis pas demandé de quoi j'avais l'air, ni ce qu'il pensait, ni combien de temps je lui coûtais.
Au début, si. Les premières secondes, l'alarme a sonné, très fort. J'ai failli dire « attends ». J'ai senti mes genoux vouloir se refermer tout seuls, comme ce dimanche matin dans le studio, vingt ans plus tôt.
Vincent l'a senti aussi. Il s'est arrêté. Il n'a rien demandé, il a seulement posé sa joue contre ma cuisse et il a attendu, sans bouger, aussi longtemps qu'il le fallait. J'aurais pu tout arrêter là : il me l'avait dit, et je le savais.
J'ai posé ma main sur sa tête, doucement, et j'ai dit « continue ». C'est le seul mot que j'ai prononcé pendant longtemps.
Puis l'alarme s'est tue. Je ne sais pas exactement quand. Je me suis seulement aperçue, à un moment, que je regardais le plafond, la petite fissure près de la moulure que je connais depuis des années, et que je ne pensais plus à rien d'autre qu'à ce que je ressentais.
Il n'y avait rien à cacher. Mon corps sentait mon corps, celui d'un jeudi soir ordinaire, et c'était exactement ce qu'il devait sentir. Je l'ai pensé avec une netteté qui m'a presque fait rire.
Je ne m'étais jamais regardée comme ça. Pas dans un miroir : de l'intérieur, comme quelqu'un qu'on a le droit de recevoir sans l'avoir préparé. Je n'ai pas dit pardon une seule fois. Je ne l'ai remarqué qu'après, comme on remarque qu'on a descendu un escalier sans tenir la rampe.
Vincent n'a rien dit non plus. Il n'a jamais été très bavard, et ce soir-là il avait mieux à faire que de commenter. Je crois qu'il était aussi intimidé que moi, et aussi heureux.
Je ne vais pas décrire comment il s'y prenait. D'abord parce que je ne saurais pas, ensuite parce que ce n'était pas le sujet. Le sujet, c'était que j'étais là, entière, et que je ne m'excusais de rien.
Après, il est remonté près de moi et il a posé son front contre mon épaule. Nous sommes restés longtemps comme ça, sans parler, la lampe toujours allumée sur la commode, à côté du flacon d'huile et de mon livre.
« Merci », a-t-il dit enfin.
J'ai trouvé ça tellement à l'envers que j'ai ri. Pendant vingt ans, j'avais cru lui épargner une corvée. Et c'est lui qui me remerciait.
Rien à corriger
Un peu plus tard, je me suis assise au bord du lit et j'ai bu mon verre d'eau en entier. Puis je suis passée devant la salle de bains sans m'y arrêter. Je n'avais rien à y faire.
Le lendemain matin, la mousse était toujours sur le rebord du lavabo, à côté de la tasse. Je m'en suis servie, comme tous les matins. Pour moi. Pas pour quelqu'un, pas pour avant, pas pour corriger quoi que ce soit.
Une semaine plus tard, en cherchant tout autre chose, je suis tombée sur un article sur le cunnilingus du même site. Je l'ai lu jusqu'au bout, ce qui ne m'était jamais arrivé avec ce mot-là. J'y cherchais, je crois, la preuve que d'autres en parlaient sans rougir.
J'ai lu aussi, le même soir, un texte sur ce qui varie d'une femme à l'autre, et ce qui ne varie pas. J'ai pensé que j'avais passé vingt ans à me croire une exception, alors que j'étais seulement une femme parmi d'autres, avec un corps à elle.
Je ne vais pas prétendre que tout a changé. Il y a encore des soirs où je me lève et où je dis « deux minutes ». Mais je sais maintenant que c'est un choix, pas une loi. Et Vincent sait que, certains soirs, je ne me lèverai pas.
Il n'a pas recommencé à proposer. Nous en avons parlé une fois, à la cuisine, en plein jour. Il m'a dit qu'il préférait attendre que ce soit moi qui le dise, comme ce jeudi-là, et que c'était ce qu'il avait aimé le plus : que ça vienne de moi.
Alors c'est moi qui le dis, de temps en temps. Pas souvent. Avec mes mots, qui ne sont toujours pas très précis. Il comprend quand même, et il me laisse toujours la place de changer d'avis.
Le « pas la peine » existe encore, mais il a changé de sens. Il veut dire maintenant qu'il n'y a pas besoin de passer par la salle de bains. Qu'il n'y a rien à préparer, rien à masquer, rien à corriger. Que je peux arriver comme je suis.
Vingt ans pour comprendre une phrase que je prononçais moi-même. Je ne regrette pas ces années : elles étaient douces, elles aussi. Mais je pense parfois à la femme qui se levait au milieu, et qui croyait que son corps devait être lavé de lui-même avant d'avoir le droit d'être aimé.
Ce jeudi-là, elle est restée allongée. Elle n'a rien corrigé. Et personne, dans cette chambre, n'a trouvé qu'il y avait quoi que ce soit à corriger.
FIN
À lire ensuite
Envie de soins qui ne masquent rien ?
Trois choses se choisissent à l'avance, sans rien corriger : une toilette sans savon, une huile de massage inodore et un lubrifiant à base d'eau sans parfum. Voir le guide d'achat du massage ou le rayon hygiène intime.
Questions fréquentes
Quelles sont les conséquences d'un cunnilingus ?
Pour la santé, la principale conséquence possible d'un cunnilingus est la transmission d'infections sexuellement transmissibles par voie orale : herpès, gonorrhée, chlamydia, syphilis ou papillomavirus peuvent passer de la bouche aux organes génitaux, et inversement, même sans symptôme visible. Hors d'un couple qui s'est fait dépister, une digue dentaire posée sur la vulve réduit ce risque. Pour le reste, tout dépend du consentement : un cunnilingus se propose, il ne s'impose jamais.
Faut-il se laver avant un cunnilingus ?
Non, pas spécialement. Une toilette quotidienne douce, à l'eau tiède ou avec un produit sans savon, sur la zone externe uniquement, suffit largement. Les savons classiques, les gels parfumés et les douches vaginales n'apportent rien et peuvent déséquilibrer la flore intime. Vouloir « corriger » son corps juste avant un rapport tient souvent davantage de la gêne que de l'hygiène : un corps propre, en fin de journée ordinaire, n'a rien à cacher.
L'odeur intime est-elle normale ?
Oui. La vulve a une odeur propre, légère, qui varie selon le moment du cycle, l'activité physique, la transpiration ou l'alimentation : c'est le signe d'une flore qui fonctionne, et elle n'a pas à sentir le savon ni le parfum. Un changement net et inhabituel, comme une odeur forte accompagnée de démangeaisons, de brûlures ou de pertes différentes, mérite en revanche d'être montré à un médecin ou à une sage-femme.
Quel lubrifiant choisir pour un cunnilingus ?
Le plus simple est un lubrifiant à base d'eau, sans parfum, sans arôme et sans effet chauffant ou rafraîchissant : il ne couvre rien et se rince à l'eau. Il n'est pas indispensable pour un cunnilingus, mais il sert aux caresses qui l'accompagnent. Vérifiez sur la fiche du produit sa compatibilité avec les préservatifs en latex et avec vos jouets. Notre guide d'achat des lubrifiants compare les différentes bases.
Peut-on utiliser une huile de massage avant ?
Oui, sur le corps : le dos, les épaules, les jambes. Une huile de massage n'est pas un lubrifiant intime : elle est formulée pour la peau, pas pour les muqueuses, et les corps gras fragilisent le latex des préservatifs. On s'essuie donc les mains dans une serviette avant de passer aux zones intimes. Une huile inodore a un avantage de plus dans ce contexte : elle ne couvre rien, ni la peau ni l'odeur naturelle du corps.
Que veut dire « cunnilingus » ?
Le cunnilingus désigne la caresse buccale des organes génitaux féminins, la vulve et le clitoris, avec les lèvres et la langue. Le mot vient du latin : cunnus, le sexe de la femme, et lingere, lécher. Dans un récit comme dans la vie, il se pratique entre adultes consentants. Il peut faire partie des préliminaires ou se suffire à lui-même, et rien n'oblige à l'aimer ni à le recevoir : on peut toujours dire non, ou dire oui plus tard.









