Histoire érotique : deux couples, et le dîner d'après
Nous connaissons Nour et Samuel depuis six ans. Nos enfants ont fait le même club de voile, nous avons partagé trois locations d'été et un déménagement. Ce que je retiens de cette nuit-là, ce n'est pas la nuit. C'est un carnet ouvert sur la table de la cuisine trois semaines plus tôt, et un dîner un mois après, où nous étions tous les quatre habillés.
Ce qui s'est dit au dessert
C'était un samedi de février, chez eux. Nour avait fait une tarte au citron trop acide et s'en excusait toutes les dix minutes. Samuel avait sorti un vin qu'il gardait depuis un moment. Nous en étions à cette partie de la soirée où plus personne ne surveille vraiment ce qu'il dit, parce qu'il est une heure du matin et que les enfants dorment à l'étage.
Je ne sais plus qui a lancé le sujet. Un documentaire, je crois, qu'un de nous avait vu sans le chercher. Samuel a dit une phrase du genre : « moi ce qui me fascine, c'est qu'ils arrivent à se le dire ». Il ne parlait pas de nous. Il parlait d'un couple à l'écran, filmé de dos, qui racontait quelque chose qu'aucun de nous quatre n'aurait su formuler à voix haute.
Il y a eu un silence d'une seconde de trop. Puis Théo a ri, et Nour a resservi du café, et on est passés à autre chose. Absolument rien ne s'est décidé ce soir-là. C'est important, parce que tout ce qui a suivi vient de là : quelqu'un a prononcé une phrase, trois autres personnes l'ont entendue, et personne n'a proposé quoi que ce soit.
Dans la voiture, sur le chemin du retour, Théo a regardé la route pendant deux kilomètres et il a dit : « tu as vu comme on s'est tous tus ? » J'ai répondu oui. Il a dit : « moi aussi. » Et on est rentrés.
Trois semaines pour dire non
La conversation est revenue chez nous quatre jours plus tard, un mardi, pendant que je pliais du linge. Pas comme un projet. Comme une question qu'on retourne. Théo était assis sur le lit, il tenait une chaussette dépareillée, et il m'a demandé si l'idée me faisait peur ou si elle me faisait quelque chose d'autre. J'ai mis un long moment à répondre. J'ai fini par dire : les deux, et je ne sais pas dans quel ordre.
C'est là que nous avons inventé la règle qui a tout rendu possible, et qui n'a rien de romantique : trois semaines. Trois semaines avant d'en reparler à Nour et Samuel. Trois semaines pendant lesquelles chacun de nous deux avait le droit de dire non, sans avoir à expliquer pourquoi, et sans que l'autre ait le droit de demander.
Je ne connaissais pas grand-chose au sujet, à part ce que tout le monde en sait, c'est-à-dire des clichés et deux ou trois scènes de films. J'ai lu. Beaucoup, pendant ces trois semaines, tard, avec le téléphone retourné sur le ventre quand Théo entrait dans la pièce. J'ai lu des forums, des témoignages, et une fiche qui explique posément comment ça se pratique, ce qui m'a surprise : je m'attendais à quelque chose de racoleur, j'ai trouvé une liste de questions à se poser.
Ce qui m'a le plus servi tient en une phrase, que j'ai fini par répéter à Théo : ce n'est pas la soirée qu'il faut décider, c'est ce qu'on fait si elle se passe mal.
Au bout des trois semaines, nous étions toujours du même avis. Nous avons invité Nour et Samuel à dîner, un mercredi, sans enfants. Théo a posé la question dans le couloir, pendant que Samuel enlevait son manteau, parce qu'il avait peur de ne plus oser une fois à table. Nour a mis une main devant sa bouche. Puis elle a dit : « on en a parlé aussi. »
La règle qu'on a écrite en premier
Ce dîner-là n'a rien eu de sensuel. C'est le plus étonnant. Nous sommes restés quatre heures autour de la table de la cuisine, avec un carnet à spirale que Nour a pris dans le cartable de sa fille, et nous avons écrit.
La première règle, c'est Samuel qui l'a formulée, et nous l'avons gardée telle quelle : n'importe lequel des quatre peut arrêter, à n'importe quel moment, sans avoir à se justifier. Y compris quelqu'un qui n'est pas concerné par ce qui se passe à ce moment-là. Y compris sans raison. Nour a ajouté une phrase en dessous, plus petite : et personne ne demande pourquoi, ni ce soir-là, ni après.
Ce n'est qu'en la relisant des mois plus tard que j'ai compris pourquoi elle devait être la première. Une règle qu'il faut argumenter pour l'appliquer n'est pas une règle. Si j'avais dû justifier mon non au milieu de la nuit, devant trois personnes que j'aime, je ne l'aurais pas dit.
Ensuite nous avons parlé du degré, et c'est la partie où nous avons découvert que nous ne parlions pas la même langue. Samuel employait le mot « soft ». Théo comprenait autre chose que moi. Nour a fini par dire : « arrêtez avec les étiquettes, dites ce que vous acceptez ». Alors nous avons décrit, chacun son tour, avec des mots de tous les jours, ce que nous étions d'accord de faire et ce que nous ne voulions pas. Ça a pris une heure. C'était très inconfortable pendant dix minutes, et après ça ne l'était plus du tout.
Le reste tenait en quelques lignes. Chez nous plutôt que chez eux, parce que nos enfants étaient chez leur grand-mère ce week-end-là. Deux pièces, et personne n'est obligé de rester dans la même. Pas d'alcool au-delà d'un verre chacun — celle-là, c'est moi qui l'ai demandée, et personne n'a discuté.
Enfin, il y avait la liste des choses à acheter, et je me souviens de l'avoir trouvée d'un prosaïsme absolu. Des préservatifs, en quantité, parce qu'à quatre on ne compte pas comme à deux : le rayon en propose des boîtes de toutes les tailles, et Théo a passé un quart d'heure à comprendre que la taille se mesure et ne se devine pas, ce qu'il ignorait après quarante-cinq ans. Un lubrifiant à base d'eau, un seul, celui qui convient à tout le monde et à tout. Et de quoi nettoyer.
Nous avons tout posé sur l'étagère de la salle de bain, visible dès l'entrée de la pièce. Pas caché dans un tiroir. C'était une règle aussi, la dernière du carnet : personne ne doit avoir à chercher quoi que ce soit ni à demander où c'est.

Samedi, vingt heures, chez nous

J'ai changé les draps des deux chambres dans l'après-midi. J'ai sorti des serviettes propres, beaucoup, empilées dans la salle de bain. J'ai passé l'aspirateur dans le salon, ce qui n'avait aucun rapport, et j'ai fait un plat qui pouvait attendre indéfiniment, parce que je n'avais aucune idée de l'heure à laquelle nous mangerions.
Vers dix-huit heures, j'ai eu une bouffée de panique très nette, debout devant la machine à laver, avec une serviette dans les bras. Théo est entré, il a vu ma tête, et il a dit : « on peut annuler ». Pas « tu veux annuler ». « On peut annuler. » Ce n'est pas la même phrase. J'ai dit non. Mais j'ai su à cet instant que la première règle du carnet fonctionnait, parce qu'elle avait déjà servi une fois avant même que la soirée commence.
Ils sont arrivés à vingt heures avec une bouteille et un gâteau, exactement comme les trente fois précédentes. Et les dix premières minutes ont été atroces. Personne ne savait où se mettre. Samuel parlait trop fort. Nour a complimenté le plat avant de l'avoir goûté. Nous étions quatre adultes qui se connaissaient par cœur et qui, ce soir-là, ne savaient plus comment s'asseoir dans un salon.
C'est Théo qui a dit, en posant les assiettes : « on est ridicules ». Et tout le monde a ri, d'un rire un peu trop long, et le plus dur était passé.
La tour de bois sur la table basse
Nous avions prévu un jeu. C'est Nour qui avait insisté. Elle disait qu'il fallait quelque chose à faire avec ses mains pendant la première heure, et elle avait raison au-delà de ce qu'elle imaginait.
Chercher ce jeu avait d'ailleurs été plus compliqué que prévu. Le rayon en compte beaucoup, mais quand on regarde les titres, ils disent presque tous la même chose : pour couple, pour deux, pour vous et votre partenaire. Les règles sont écrites pour deux joueurs. Nous étions quatre. Il a fallu lire les fiches une par une pour en trouver qui annoncent autre chose, et le guide d'achat ne pose pas non plus la question du nombre de joueurs, parce que personne ne l'imagine.
Nous avons fini par prendre une tour de bois à empiler, du genre qu'on pose sur une table basse et qui tombe toujours au pire moment, et deux jeux de cartes. La tour s'est révélée être exactement le bon objet. Elle occupe les mains, elle fait du bruit, elle oblige à se pencher les uns vers les autres, et elle donne une raison de rire qui n'a rien à voir avec ce qui va suivre.

Nous n'avons jamais fini la partie. Elle est tombée à un moment, la tour, bruyamment, et Nour a dit quelque chose que je n'ai pas entendu parce que Samuel riait, et Théo s'est levé pour ramasser les pièces, et quand il s'est redressé, plus personne ne regardait le jeu.
Ce qui m'a frappée, c'est la lenteur. Je m'étais imaginé une bascule, un instant net où quelque chose commence. Il n'y a pas eu de bascule. Il y a eu une main de Nour sur mon avant-bras pendant qu'elle parlait, qui est restée une phrase de trop. Puis Samuel qui s'est assis sur l'accoudoir au lieu du canapé. Puis Théo qui a éteint deux lampes sur trois, sans que personne le lui demande, et qui s'est rassis en disant « c'était trop éclairé », ce qui était faux et que tout le monde a accepté.
Ce que je ne vais pas raconter
Je ne vais pas raconter le milieu de la nuit. Pas par pudeur : parce que c'est la partie dont je me souviens le moins bien, et la seule qui ressemble à celle de tout le monde.
Trois choses méritent d'être dites, en revanche, et ce sont celles que je n'avais lues nulle part.
La première : nous sommes restés dans la même pièce plus longtemps que prévu, et ce n'était pas ce que j'attendais. J'avais imaginé qu'on se séparerait vite, chacun dans une chambre, par pudeur. C'est le contraire qui s'est produit. Regarder n'était pas le sujet — nous n'étions pas là pour ça, et il y a d'autres pratiques qui reposent entièrement sur le regard, ce n'était pas la nôtre. Mais rester à portée de voix nous rassurait tous les quatre. La séparation est venue plus tard, naturellement, sans qu'on la décide.
La deuxième : j'ai eu une bouffée de jalousie. Une vraie, courte, physique, en entendant Théo rire dans l'autre pièce. Pas en l'imaginant avec Nour — en l'entendant rire. Ça a duré peut-être trente secondes, et ça n'est pas revenu. Je n'en ai parlé à personne cette nuit-là. Les récits que j'avais lus disaient tous la même chose, que la jalousie ne venait pas, ce qui m'avait vaguement inquiétée : je m'étais demandé ce qui clochait chez moi si elle venait.
La troisième : personne n'a rien arrêté. La première règle du carnet n'a pas servi. Elle était pourtant la raison pour laquelle tout le reste avait été possible, et je pense que c'est exactement comme ça qu'elle devait fonctionner — non pas être utilisée, mais exister.
Dimanche, quatre cafés

Ils n'ont pas dormi chez nous. C'était prévu ainsi, et c'était une bonne décision. Ils sont repartis vers deux heures du matin, avec ce moment étrange du manteau dans l'entrée, où l'on ne sait plus trop comment se dire au revoir. Nour m'a serrée dans ses bras un peu plus longtemps que d'habitude et elle m'a dit : « on s'appelle demain. »
Le dimanche matin, Théo et moi avons parlé pendant deux heures, dans la cuisine, avant même de nous habiller. C'est la conversation dont je n'ai trouvé trace nulle part, dans aucun des récits que j'avais lus. Ils s'arrêtent tous à la dernière phrase de la nuit. Aucun ne raconte le café du lendemain.
Je lui ai parlé des trente secondes de jalousie. Il m'a écoutée jusqu'au bout sans rien dire, puis il m'a raconté qu'il avait eu peur, à un moment, que je ne m'amuse pas, et qu'il avait passé une partie de la soirée à me surveiller du coin de l'œil au lieu d'être où il était. Nous avons ri de nous-mêmes. Nous avions tous les deux passé la nuit à nous inquiéter l'un pour l'autre.
Puis j'ai rangé. Il y avait des verres partout, deux chambres à refaire, une tour de bois éparpillée sous le canapé, et tout ce qui était sur l'étagère de la salle de bain à nettoyer et à ranger. Ça m'a pris une heure. Je ne sais pas pourquoi, mais cette heure-là m'a fait beaucoup de bien — nettoyer et ranger ce genre d'objets est un geste bête et concret, et c'est exactement ce dont j'avais besoin ce matin-là.
Nour a appelé vers onze heures. Nous avons parlé vingt minutes. Elle avait eu, elle, un moment de gêne complètement différent du mien, à un instant que je n'avais même pas remarqué. Nous nous sommes dit tout ça calmement, comme on se raconte un voyage.

Le dîner du mois d'après
Nous nous sommes revus trois semaines plus tard. Chez eux, un samedi, avec les enfants cette fois, et un gratin.
C'est ce dîner-là, le vrai test. Pas la nuit. La nuit, à la limite, n'importe qui peut la traverser une fois. Ce qui est difficile, c'est de se retrouver à quatre autour d'une table, habillés, avec des enfants qui réclament du fromage, et de vérifier si la conversation tient encore.
Elle tenait. C'est la chose qui m'a le plus soulagée de toute cette histoire. Il y a eu un moment, au dessert — encore le dessert — où Samuel a fait une allusion, une seule, très courte, et où nous avons tous les quatre ri en même temps, de la même manière. Rien d'autre. Nous n'en avons pas reparlé sérieusement ce soir-là.
Ce que je crois avoir compris depuis, et que je n'aurais pas su dire avant : avec des inconnus, dans un club, la soirée se termine quand on repart. Il n'y a pas de lendemain, il n'y a pas de dîner du mois suivant, il n'y a rien à préserver. Entre amis, il y a tout ça. Les enfants qui jouent ensemble, les vacances déjà réservées, six ans d'histoire commune. C'est précisément pour ça que le carnet à spirale valait la peine, et que les trois semaines valaient la peine. Nous ne protégions pas la nuit. Nous protégions le reste.
Nous avons recommencé, depuis. Deux fois, en un an et demi. Ce n'est pas devenu notre mode de vie et personne n'a cherché à ce que ça le devienne. Entre-temps, quelque chose a changé chez nous deux, et c'est peut-être l'effet le plus inattendu : nous nous parlons différemment. Ce qu'on lit sur le désir dans la durée passe beaucoup par cette idée-là, et je la trouvais creuse avant de l'expérimenter. Avoir dû décrire à voix haute, devant témoins, ce que j'acceptais et ce que je refusais, m'a appris à le dire à Théo un mardi soir ordinaire.
Et nous avons racheté des choses. Pour nous deux, pas pour les soirées. Le rayon des jouets à deux nous paraissait un peu ridicule avant ; il ne l'est plus. Ce que nous y cherchons maintenant, ce sont des objets qui se pilotent à deux, ce qui est assez drôle quand on y pense — nous avons commencé par être quatre pour revenir à être deux autrement. Les jeux, eux, sont restés, et la tour de bois ressort régulièrement, y compris les soirs où il ne se passe rien d'autre.
J'ai déposé cette histoire dans la rubrique où se rangent ces récits parce que j'en ai lu beaucoup pendant mes trois semaines, et qu'aucun ne m'a appris ce que je voulais savoir. Ils racontent tous la même nuit. Ils s'arrêtent tous à la douche. Aucun ne dit ce qu'on fait le lendemain matin, ni comment on se regarde un mois après.
Je ne me souviens pas du film qui a lancé la conversation, ni du vin que Samuel avait sorti ce soir de février. Je me souviens d'un carnet à spirale emprunté au cartable d'une enfant de neuf ans, d'une phrase écrite en premier et qui n'a jamais servi, et d'un gratin, trois semaines après, où nous avons tous ri au même moment.
À lire ensuite
Envie de préparer la vôtre sans rien improviser ?
Rien de ce que raconte cette histoire ne s'achète : les règles s'écrivent, le délai se donne, la conversation du lendemain se prend. Le reste tient sur une étagère de salle de bain. Voir les kits pour couple ou les jeux coquins.
Questions fréquentes
Faut-il vraiment poser des règles avant une soirée échangiste ?
Oui, et c'est le geste que presque aucun récit ne raconte. Sur les cinq histoires d'échangisme que nous avons lues pour préparer celle-ci, une seule mentionne des règles négociées entre les participants, en une phrase. Toutes les autres décrivent les règles d'un club, affichées à l'entrée par un établissement. Chez soi, personne ne les affiche : si les quatre personnes concernées ne les écrivent pas, elles n'existent pas.
Quelle est la différence entre l'échangisme et le candaulisme ?
L'échangisme suppose un échange : deux couples, quatre personnes, chacune avec quelqu'un d'autre. Le candaulisme repose sur le regard — l'un des deux partenaires observe l'autre, sans participer. Ce ne sont pas deux degrés de la même pratique mais deux mécaniques de désir différentes, et elles ne demandent pas les mêmes accords préalables.
Que veulent dire « soft », « mélangisme » et « full swap » ?
Ce sont les mots que le milieu emploie pour dire jusqu'où l'on va. « Soft » ou « mélangisme » désignent en général des caresses et des baisers sans pénétration avec l'autre couple ; « full swap » désigne l'échange complet. Les définitions varient d'un groupe à l'autre, et c'est exactement pour cela qu'il vaut mieux décrire ce qu'on accepte plutôt que de se fier à l'étiquette.
Est-ce plus simple entre amis ou avec des inconnus ?
Ce n'est pas plus simple, c'est différent. Avec des inconnus rencontrés dans un club, la soirée se termine quand on repart : il n'y a pas de lendemain. Entre amis, il y en a un, et il y a aussi le dîner du mois suivant, les enfants qui jouent ensemble et les vacances déjà réservées. Ce qui se décide avant engage donc bien plus que la nuit.
Et si l'un des quatre change d'avis pendant la soirée ?
C'est prévu, ou ça ne devrait pas avoir lieu. La règle la plus utile à poser en premier est que n'importe lequel des quatre peut arrêter, à n'importe quel moment, sans avoir à se justifier — y compris quelqu'un qui n'est pas directement concerné par ce qui se passe à ce moment-là. Une règle qui demande une explication pour être appliquée n'est pas une règle.
Faut-il un préservatif entre amis ?
La question ne se discute pas au moment où elle se pose : elle se règle avant, en même temps que le reste. Poser les boîtes à un endroit visible, en quantité suffisante pour quatre personnes, évite d'avoir à demander pendant. Sur les cinq récits lus, deux seulement prononcent le mot, et jamais au moment de l'organisation.
Un jeu de société coquin se joue-t-il à quatre ?
Rarement, et il faut le vérifier avant d'acheter. La grande majorité des jeux de notre rayon annonce « pour couple » dès son titre, et leurs règles supposent deux joueurs. Quelques-uns précisent explicitement qu'ils se jouent à trois ou à quatre : c'est cette mention qu'il faut chercher sur la fiche, pas le mot « coquin ».






