Histoire érotique : le soir où je n'attendais personne

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Histoire érotique : le soir où je n'attendais personne

Un vendredi de fin septembre, dix-neuf heures dix, et rien de prévu jusqu'au lundi matin. J'ai trente-huit ans, je vis seule depuis quatre ans, et il m'a fallu la moitié de ces quatre ans pour cesser de compter une soirée sans personne comme une soirée en moins. Ce qui suit ne s'est passé qu'avec moi, et c'est exactement le sujet — pas ce qui lui manquerait.

Le vendredi où personne ne m'attendait

Le vendredi a une texture que les autres soirs n'ont pas. Le mardi, on rentre en pensant au mercredi. Le vendredi, il n'y a rien derrière : c'est un bord. Je suis sortie du bureau à dix-huit heures vingt, j'ai marché jusqu'au métro sans me presser pour la première fois de la semaine, et j'ai vu la lumière baisser d'un cran sur les façades — fin septembre, le jour ne tient plus jusqu'au dîner.

Claire m'avait écrit dans l'après-midi. Un bar, des gens que j'aime bien, vers vingt et une heures. J'ai répondu non, et j'ai mis une seconde de trop à appuyer sur envoyer, parce qu'un non le vendredi demande une justification qu'on n'a pas toujours. J'ai écrit « pas ce soir, je suis cuite ». Ce n'était pas vrai. Je n'étais pas fatiguée du tout : j'avais simplement envie d'une soirée à moi, et il n'existe pas de formule polie pour dire ça sans avoir l'air de se punir.

J'ai acheté du pain et deux tomates en bas de chez moi. La porte s'est refermée sur ce silence des appartements vides, qui n'est pas un silence du tout : la chaudière du dessous qui se met en route à heure fixe, un scooter dans la rue, la télévision de la voisine à travers le mur, toujours trop forte et jamais assez pour qu'on distingue les mots.

J'ai posé mes clés dans la coupelle de l'entrée, et j'ai constaté, comme on constate la température d'une pièce, que personne ne m'attendait nulle part et que je n'attendais personne. Il y a quelques années, cette phrase m'aurait serré quelque chose. Ce soir-là, elle a eu l'effet inverse : tout l'espace devant moi était disponible, et rien de ce que j'allais en faire ne devait être expliqué à qui que ce soit.

Je n'ai allumé ni la télévision ni mon téléphone

C'est une habitude que j'ai prise il y a deux ans, et qui m'a demandé un effort ridicule au début : le téléphone va dans le tiroir de la console, à l'entrée, sonnerie coupée. Pas dans une autre pièce, pas éteint — dans un tiroir, à quatre mètres. Cela suffit. Le geste d'aller l'ouvrir est juste assez lourd pour qu'on ne le fasse pas par réflexe.

Je n'ai pas allumé la télévision non plus. Je sais très bien pourquoi je l'allume d'ordinaire, et ce n'est jamais pour regarder quelque chose : c'est pour que ça parle. On appelle ça se détendre et c'est le contraire — c'est une façon de ne pas se retrouver dans la pièce. Ce soir-là je n'en avais pas besoin, et c'est peut-être la seule chose vraiment remarquable de toute la soirée.

J'ai mangé mes deux tomates debout dans la cuisine, avec du pain et du sel, ce qui ne ressemble à rien et qui m'allait très bien. J'ai fait la vaisselle du matin. Je raconte ces gestes sans intérêt parce que c'est exactement ce qui s'est passé : rien ne s'est déclenché, aucune image n'a surgi, je n'ai pas eu d'envie subite. J'ai simplement rangé l'appartement autour de moi jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à ranger.

Vers vingt et une heures, j'ai pris une douche longue. Pas une douche de préparation — je précise, parce qu'on raconte toujours ces soirées comme si elles étaient organisées, avec des bougies et une playlist. Je me suis lavé les cheveux parce qu'ils en avaient besoin. J'avais changé les draps le matin même, par hasard, et je m'en suis souvenue en sortant de la salle de bain : un lit frais un vendredi soir, ce n'est pas rien. J'ai allumé la petite lampe côté fenêtre, celle qui éclaire mal et qu'on garde pour cette raison, et je me suis assise sur le lit.

Il faut que je dise quelque chose sur l'habitude, parce que le mot a mauvaise réputation et qu'il ne le mérite pas. Une routine, c'est ce qu'on répète sans y penser. Une habitude, c'est ce qu'on a fini par savoir sur soi et qu'on n'a plus besoin de redécouvrir. À vingt-cinq ans, une soirée comme celle-là aurait commencé par une demi-heure d'hésitation. À trente-huit, je sais ce que j'aime et dans quel ordre, et ce savoir-là ne m'a rien enlevé : il m'a rendu le temps que je passais à chercher.

Le tiroir, et pourquoi celui-là

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Le tiroir de la table de chevet, ouvert. Deux objets seulement, et aucun des deux n'est là par hasard.

Le tiroir de ma table de chevet contient trois objets, un flacon, un câble et une pochette en tissu. Ce n'est pas une collection, c'est une sédimentation : chaque chose y est arrivée à un moment de ma vie, pour une raison que je peux encore dire.

Le plus ancien est le plus gros, et je ne m'en sers jamais. Je l'ai acheté il y a six ans, en ligne, un soir, sur une photo. Long, lourd, une courbe qui promettait beaucoup et douze programmes dont onze ne servaient à rien. Je l'ai utilisé deux fois. La première, j'ai passé le plus clair du temps à chercher le bon mode parmi les douze ; la deuxième, j'ai compris que le problème n'était pas le mode. Il vibrait à travers tout le bras et il était pensé pour une sensation dont je n'avais pas envie. Je ne l'ai ni jeté ni revendu : il est au fond du tiroir et il me sert de repère, c'est l'objet que j'ai choisi sans savoir ce que je cherchais.

Je le dis parce qu'on ne le lit nulle part. Un achat raté dans ce rayon-là n'est pas un accident de qualité — le mien fonctionnait parfaitement. C'est un achat fait à l'envers, en partant de l'objet au lieu de partir de la sensation. J'ai mis trois ans à recommencer, et cette fois j'ai lu avant, avec le sérieux dont je fais preuve pour acheter un aspirateur. Ce que j'aurais voulu lire avant la première fois existait déjà, évidemment ; je ne l'avais simplement jamais cherché.

Le deuxième objet est petit. Il tient à plat dans la paume, il pèse à peu près autant qu'un galet de rivière, et il n'a qu'un bouton. On appuie, l'intensité monte ; on maintient, elle redescend. Pas de catalogue de motifs, pas de séquence qui accélère toute seule au moment où l'on n'avait rien demandé. Il se recharge par un câble aimanté qui se pose sans qu'on ait besoin de viser. C'est tout, et c'est précisément pour ça que c'est lui que je prends neuf fois sur dix.

Ce sont les trois choses que je regarde maintenant, dans cet ordre : est-ce que je peux le tenir longtemps sans que le poignet fatigue, est-ce que je peux changer l'intensité sans regarder, est-ce qu'il se recharge ou qu'il mange des piles. Le reste — la couleur, le nom, la forme sur la photo — n'a jamais rien décidé pour moi. Le guide qui trie par sensation plutôt que par modèle dit la même chose en plus ordonné, et il a l'avantage de le dire avant l'achat plutôt qu'après.

Le flacon est arrivé en même temps que le petit objet, dans le même colis, parce que la personne qui avait écrit la fiche avait pensé à le préciser. La première fois, six ans plus tôt, je n'avais rien pris du tout : je ne voyais pas à quoi ça servait, et personne ne me l'avait dit.

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Deux objets, deux sensations qui n'ont rien à voir

Le troisième objet du tiroir est le plus récent, et c'est celui dont j'ai mis le plus longtemps à comprendre l'intérêt. Il ne vibre pas. Il ne touche même pas, ou presque : on le pose, il se referme sur un tout petit espace, et ce qui se passe se passe à l'intérieur de cet espace-là, par une succession de pressions et de reprises. Sous les doigts, il ne se passe rien. Un centimètre plus loin, tout se passe. Le rayon qui vend cette mécanique-là porte un nom qui ne dit rien de ce qu'elle fait, et c'est probablement pour ça que je suis passée devant pendant des années.

Je l'avais acheté en croyant prendre une version améliorée du deuxième, et cette erreur de raisonnement m'a coûté deux mois de déception. Ce n'est pas une version améliorée : c'est une autre famille. La vibration est un contact continu, presque monotone au bon sens du terme, et qui fonctionne parce qu'elle ne varie pas. La pression arrive par vagues, avec des creux entre les vagues, et ces creux font partie de l'effet. Les mettre en concurrence n'a aucun sens — c'est se demander si l'on préfère une couverture ou un courant d'air. La comparaison entre les deux technologies se trouve écrite noir sur blanc, et je la cherchais deux ans trop tard.

Il y a une chose qu'aucune fiche ne m'avait préparée à remarquer, et qui compte dans un immeuble ancien : ils ne font pas le même bruit du tout. Le petit produit un son aigu, fin, qui porte dans l'air. Le troisième fait un souffle sourd, presque rien, mais qui se transmet par les surfaces : posé sur la table de chevet, il fait vibrer le bois, et le bois est contre le mur. J'ai fini par trouver toute seule ce qui règle la question — sur un drap replié, il ne reste plus rien. Ce que le son traverse ou ne traverse pas dépend beaucoup moins de la puissance que de la matière sur laquelle on pose les choses, et je vis avec des murs de 1930.

Le flacon, je l'oublie encore une fois sur quatre. Pas par négligence : parce qu'on ne pense au confort qu'au moment où il manque, et qu'à ce moment-là on n'a plus envie de se lever. Je m'en suis fait une règle idiote et efficace : il ne reste pas dans la salle de bain, il reste dans le tiroir, à côté des objets. Ce qui doit servir ensemble se range ensemble.

J'ai aussi appris ce qu'il ne fallait pas y mettre, et de la pire façon. Il y a trois ans, j'avais emporté une trousse pour un week-end et attrapé au retour un petit flacon trouvé dedans, sans le lire. Le lendemain, la surface du petit objet était devenue poisseuse, mate par endroits, comme du plastique qui a pris le soleil. Ça ne s'est jamais rattrapé. J'ai dû le remplacer, et c'est en cherchant pourquoi que j'ai lu l'explication de la base eau — deux mentions sur une étiquette, trente secondes de vérification, et un objet que je n'aurais pas jeté.

Ce vendredi-là, j'ai pris le petit et le flacon. J'ai laissé le troisième dans le tiroir, sans réfléchir, et j'ai compris pourquoi plus tard : la pression va vite et demande peu. Je n'avais pas envie que ça aille vite.

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Rien à prouver, rien à terminer

Pendant des années, je m'y suis prise comme on expédie une tâche. Dix minutes, à l'économie, en travers du lit avec la lumière du couloir restée allumée. Ça marchait très bien. C'est même exactement le problème : ça marchait si bien que je n'ai jamais rien cherché d'autre, et j'ai passé dix ans à confondre l'efficacité avec le plaisir.

Ce qui a changé n'est pas une technique, c'est une soustraction. Il n'y a personne. Personne ne regarde, personne n'attend un résultat, personne ne va demander demain matin comment c'était. Je ne rends de comptes à personne, et c'est à peu près le seul endroit de ma vie où cette phrase est littéralement vraie — au travail, avec ma famille, même avec mes amies, il y a toujours quelqu'un à qui l'on doit une version de soi.

Alors ce soir-là, je n'ai rien fait vite. J'ai gardé l'objet éteint dans la main pendant un moment, juste pour la fraîcheur du silicone contre la paume, qui met toujours un peu de temps à prendre la température du corps. La lampe éclairait mal, la voisine avait fini par baisser sa télévision, et il ne se passait rien d'autre dans l'appartement que ce qui se passait dans cette chambre.

Je me suis arrêtée deux fois. Pas parce que ça n'allait pas — parce que rien n'obligeait à continuer d'un seul trait. La seconde fois pour rien du tout, juste pour laisser retomber et repartir de plus bas. Je n'aurais jamais fait ça à vingt-cinq ans : repartir de plus bas, c'était perdre du terrain, et il m'a fallu dix ans pour comprendre que le terrain, je le perdais ailleurs.

Il y a des soirs où rien ne vient et où je m'endors quand même très bien. J'ai cessé depuis longtemps de le compter comme un échec — une soirée n'est pas un examen, et l'idée qu'il faudrait « y arriver » est probablement la chose la plus fatigante qu'on ait inventée sur ce sujet.

Ce vendredi-là, c'est venu. Plus tard que d'habitude, plus longuement aussi, et je n'ai rien fait pour l'accélérer. Je suis restée immobile ensuite, l'objet coupé dans la main, la joue contre un drap frais que j'avais changé le matin sans savoir à quoi il servirait. La chaudière du dessous s'est remise en route. J'ai écouté le silence reprendre sa place.

Ce qu'on fait après, et que personne ne raconte

Rebord en céramique blanche d'un lavabo couvert de gouttes d'eau le soir : le spray nettoyant bio pour jouets intimes de Toyjoy posé debout sur la céramique, et le stimulateur Lipstick de ROMP allongé sur une serviette grise pliée
Le rebord du lavabo, dix minutes plus tard. C'est le séchage que l'on bâcle, et c'est lui qui compte.

Toutes les histoires que j'ai lues sur le plaisir solitaire s'arrêtent à cette minute-là. C'est dommage, parce que la suite dit beaucoup plus de choses sur la manière dont on vit avec ces objets.

Je me suis levée au bout de dix minutes, à contrecœur. Eau tiède, savon doux, trente secondes. Le petit objet est étanche et il le dit sur sa fiche, avec un indice chiffré à côté du mot — ce qui n'est pas si fréquent. J'ai appris à le vérifier après avoir noyé un appareil à piles : le compartiment avait pris l'eau, le joint n'était pas prévu pour ça, et rien ne rattrape un moteur qui a bu. « Résistant aux éclaboussures » et « submersible » sont deux phrases différentes, et j'ai payé la différence.

Puis le séchage, le geste le plus bâclé du rituel. On essuie, on trouve que c'est sec, on range. Ce n'est pas sec : il reste un peu d'eau dans le creux autour du bouton, et c'est elle qui fait que l'objet sent le renfermé trois semaines plus tard. Je le laisse maintenant dix minutes sur une serviette pliée, posé sur le rebord du lavabo, avant de le remettre dans sa pochette. Ce n'est pas glorieux. C'est la partie que tout le monde escamote et c'est elle qui décide si un objet dure trois ans ou dix.

La pochette, justement. J'en ai une par objet depuis le jour où j'ai retrouvé le petit et le troisième rangés l'un contre l'autre, légèrement collés, avec une marque mate là où ils s'étaient touchés. Deux surfaces de la même famille finissent par se coller si on les laisse en contact, et la fiche de l'un comme de l'autre n'en disait rien. Un tissu entre les deux suffit. J'ai trouvé la raison après coup, en lisant ce qui explique l'entretien matière par matière, et c'est le genre d'information qui arrive toujours trop tard.

Enfin le câble. Je remets l'objet à charger tout de suite, systématiquement, et cette manie-là vient d'une soirée gâchée : un mardi, la batterie a rendu l'âme au bout de quatre minutes parce que je ne l'avais pas rechargé la fois d'avant. Un objet rechargeable qu'on range vide est un objet qu'on ne prendra pas la prochaine fois.

Il était minuit passé quand je me suis recouchée. Le lendemain matin, personne ne m'a demandé comment s'était passée ma soirée, et je n'ai rien eu à taire : ce n'était pas un secret, simplement une soirée à moi. Si j'ai posé cette histoire dans la rubrique où se rangent ces récits, c'est pour cette partie-là. J'ai lu beaucoup d'histoires sur le sujet depuis, et il y a toujours quelqu'un dans la pièce : une personne qui entre, une amie qui montre, un regard qui surprend. Ce sont de bonnes histoires. Ce ne sont pas les miennes.

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Il se range dans une trousse, pas dans une cachette — et ça change ce qu'on s'autoriseStimulateur clitoridien Lipstick discret, 7 niveaux, rechargeable — ROMP59,99 €

Je ne me souviens pas de ce que j'ai fait le samedi, ni de ce que Claire avait proposé exactement. Je me souviens d'un tiroir ouvert, d'un objet froid dans la paume avant qu'il ne prenne la température de la main, d'une serviette pliée sur le rebord d'un lavabo, et d'un câble que j'ai rebranché avant d'éteindre la lumière.

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Alvaro Benitez, rédacteur bien-être intime chez Intimae

À propos de l'auteur · Alvaro Benitez

Rédacteur bien-être intime chez Intimae

Alvaro écrit les guides et les récits d'Intimae. Les histoires publiées ici sont des fictions : les personnages et les situations sont inventés, les objets qui y apparaissent sont réels et viennent du catalogue de la boutique.

Envie de choisir le vôtre ?

Rien de ce que raconte cette soirée ne dépend d'un objet en particulier. Mais le jour où l'on en veut un, mieux vaut partir de la sensation que l'on cherche plutôt que du modèle qui passe. Voir le rayon ou le guide pour choisir.

Questions fréquentes

Faut-il forcément un jouet pour se faire plaisir toute seule ?

Non, et c'est sans doute la question la plus simple de la liste. Les mains suffisent, elles ont l'avantage d'être toujours là et de sentir ce qu'elles font. Un jouet n'ajoute pas du plaisir, il ajoute une sensation différente : une vibration régulière qu'une main ne sait pas produire, ou une pression que le poignet ne tient pas longtemps. On peut très bien commencer sans rien, et n'acheter qu'ensuite, une fois qu'on sait ce qu'on cherche.

Quel lubrifiant utiliser avec un jouet en silicone ?

Un lubrifiant à base d'eau. C'est la seule base compatible à la fois avec les préservatifs et avec les jouets en silicone : un lubrifiant silicone, lui, ramollit progressivement la surface d'un jouet fait de la même famille de polymères, et le rend collant de façon irréversible. Deux mentions sur l'étiquette suffisent à trancher en trente secondes : « base eau » et « compatible sextoys ».

Comment nettoyer un jouet après, et est-ce vraiment nécessaire ?

Oui, et c'est rapide. Eau tiède et savon doux sur un jouet en silicone étanche, rinçage, puis séchage complet avant de le ranger — c'est le séchage que l'on bâcle le plus souvent, et c'est lui qui compte. Vérifiez sur la fiche du produit s'il est réellement étanche avant de le passer sous l'eau : « résistant aux éclaboussures » ne veut pas dire « submersible ».

Est-ce que ça s'entend à travers une cloison ?

Cela dépend beaucoup moins de la puissance que de la nature du bruit. Un moteur aigu porte loin dans l'air, un moteur sourd se transmet surtout par les surfaces — une table de chevet, une tête de lit contre un mur mitoyen. Poser l'objet sur un tissu plutôt que sur du bois change plus de choses qu'un mode de moins. Peu de fiches publient un niveau sonore, et quand elles le font les valeurs ne sont pas comparables d'une marque à l'autre.

Est-ce que ça change quelque chose quand on est en couple ?

Ce sont deux choses distinctes, et l'une ne remplace pas l'autre. Le plaisir en solo ne se prend pas sur une réserve qui manquerait ensuite à quelqu'un d'autre. Ce qui varie d'un couple à l'autre, c'est ce qu'on en dit — certains en parlent, d'autres non, et aucune des deux réponses n'est la bonne.

Et si quelque chose me gêne ou me fait mal ?

Une gêne peut arriver, une douleur n'est jamais quelque chose à traverser. Arrêtez, et reprenez plus tard ou autrement : plus de lubrifiant, moins d'intensité, un objet plus petit. Si une douleur revient, persiste ou s'accompagne d'autre chose, cela sort de ce que peut dire un récit : parlez-en à un médecin ou à une sage-femme, qui sont les seuls à pouvoir l'examiner.