Fétichisme : d’où vient le mot, ce que mesurent les études
Le fétichisme désigne une attirance sexuelle portée par un objet, une matière ou une partie du corps qui n’est pas génitale. Le mot est pourtant né ailleurs, dans le vocabulaire des religions, avant de passer à l’économie puis au désir.
Retracer cette histoire éclaire la définition. Les études récentes, elles, disent ce qui attire le plus souvent et pourquoi un intérêt n’est pas un trouble.
En bref
- Définition : une attirance sexuelle portée par un objet, une matière ou une partie du corps non génitale.
- Le mot : du portugais « feitiço », popularisé en 1760 pour décrire un culte rendu à des objets.
- Le sens sexuel : posé en 1887 par le psychologue Alfred Binet, qui voyait du fétichisme dans tout amour.
- Le plus répandu : les pieds et les objets qui les entourent, d’après une étude de 381 forums.
- Pratique ou trouble : un intérêt courant ; le trouble suppose une souffrance, et la CIM-11 ne nomme plus le fétichisme.
Votre attirance : un ingrédient, une préférence centrale, ou une souffrance ?
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Pieds et jambes arrivent en tête des études : bas à couture et bijou de pied :
Fétichisme : quatre sens d’un même mot
| Sens du mot | Qui l’installe | Ce qu’il désigne | Date |
|---|---|---|---|
| Religieux | Charles de Brosses, érudit | Un culte rendu à des objets choisis et consacrés | 1760 |
| Économique | Karl Marx, Le Capital | Des marchandises qui semblent avoir une valeur propre | 1867 |
| Sexuel | Alfred Binet, psychologue | Un désir attaché à un objet ou à une partie du corps | 1887 |
| Psychanalytique | Sigmund Freud | Un objet compris comme le substitut d’autre chose | 1927 |
Fétichisme : la définition, en deux phrases
Le fétichisme sexuel est une attirance pour un objet inanimé, une matière ou une partie du corps qui n’est pas génitale : un pied, une chaussure, un bas, du cuir. L’objet ainsi investi s’appelle un fétiche, et la personne qui le ressent est dite fétichiste.
Dans la langue courante, le mot garde un sens plus large. Un objet fétiche est un porte-bonheur, et l’on parle de « fétichisme » pour un attachement excessif à une chose, à une marque ou à un détail.
Ces deux sens viennent de la même source, un culte rendu à des objets. La définition détaillée, avec la limite entre goût et trouble, est dans notre fiche sur le fétichisme et dans l’entrée « Fétichisme » de notre glossaire. Cet article raconte d’où vient le mot et ce que les études mesurent.
D’où vient le mot fétiche ?
Le mot vient du portugais « feitiço », que les auteurs des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles écrivent « fetisso ». Il désignait un objet investi d’un pouvoir, sur la côte occidentale de l’Afrique.
En 1760, l’érudit Charles de Brosses publie « Du culte des dieux fétiches ». Il y décrit des divinités que les Européens appellent fétiches, un terme forgé selon lui par les commerçants du Sénégal sur le mot portugais. Il le traduit par « chose fée, enchantée, divine ».
Un mot de voyageurs devenu un mot de savants
De Brosses emploie déjà « fétichisme » pour nommer ce culte d’un objet choisi, consacré puis vénéré. Le mot entre ainsi dans le vocabulaire des philosophes et des historiens des religions.
Son origine latine reste discutée. De Brosses la rattache au latin « fatum », le destin, quand le philologue Max Müller, cité plus tard par Alfred Binet, la rattache au latin « factitius », une chose fabriquée.
De la religion au désir : Alfred Binet, 1887
Le sens sexuel apparaît en 1887 sous la plume du psychologue Alfred Binet. Son article « Le fétichisme dans l’amour » paraît dans la Revue philosophique, puis dans ses Études de psychologie expérimentale l’année suivante.
Au figuré, rappelle-t-il, le mot désignait déjà une adoration aveugle pour les défauts et les caprices d’une personne. Binet juge cette définition superficielle et cherche à la préciser.
Binet reprend l’image religieuse. Chez certaines personnes, écrit-il, l’adoration d’un objet ressemble en tout point à celle du culte, à une différence près : l’appétit sexuel y remplace la dévotion.
Le petit et le grand fétichisme
Ses exemples sont d’une banalité qui surprend encore : un bonnet de nuit, des clous de souliers de femme, des tabliers blancs. L’attirance peut aussi viser une partie d’une personne vivante, un œil, une boucle de cheveux, un parfum.
Surtout, Binet refuse d’en faire une bizarrerie. Pour lui, « tout le monde est plus ou moins fétichiste en amour ». Il distingue un petit fétichisme, discret et répandu, d’un grand fétichisme, plus envahissant.
Le petit fétichisme, selon lui, ne pousse à aucun acte spectaculaire. Il expliquerait plutôt des attirances que l’entourage ne comprend pas, une sympathie d’odeur ou de détail qui fait choisir une personne plutôt qu’une autre.
Une notion reprise par la psychiatrie
Dans les éditions suivantes de sa Psychopathia sexualis, le psychiatre Richard von Krafft-Ebing reprend le terme et salue l’apport de Binet. Notre article sur le sadomasochisme raconte comment ce manuel a nommé d’autres pratiques.
Freud, 1927 : le fétiche comme substitut
En 1927, Sigmund Freud publie un court article intitulé « Fetischismus ». Il y voit dans le fétiche le substitut d’un objet perdu, une interprétation psychanalytique tirée de cas qu’il choisit de ne pas publier.
Il y raconte un cas resté célèbre, celui d’un jeune homme attiré par un « éclat sur le nez ». L’homme avait grandi en anglais, et Freud lit dans « Glanz », l’éclat, le mot anglais « glance », le regard : le fétiche était le nez regardé.
Ce que le texte de 1927 garde d’actuel
Un détail de ce texte a mieux vieilli que la théorie. Freud note que ses patients voyaient leur fétiche comme une particularité, rarement comme une souffrance. La plupart s’en disaient même satisfaits.
Cette remarque annonce la distinction actuelle entre une préférence et un trouble. Ce n’est pas l’objet qui fait le problème, c’est la façon dont la personne le vit.
Fétiche, fétichisme, partialisme, trouble : quatre mots à distinguer
Quatre mots reviennent dans les textes, et ils ne disent pas la même chose. Le tableau ci-dessous les situe, sans reprendre les critères cliniques détaillés dans notre fiche.
Le partialisme désigne une attirance centrée sur une partie du corps non génitale, comme le pied ou la main. Le manuel américain de psychiatrie l’a séparé du fétichisme en 1987, puis le psychiatre Martin Kafka a proposé en 2010 de les réunir, les deux étant liés et souvent associés.
Un intérêt n’est pas un trouble
Depuis 2013, le DSM-5 distingue nettement l’intérêt sexuel atypique du trouble. La plupart des personnes qui ont un intérêt atypique n’ont aucun trouble mental, rappelle l’Association américaine de psychiatrie.
La classification de l’OMS va plus loin. En vigueur depuis 2022, la CIM-11 ne nomme plus le fétichisme parmi les troubles : ses experts l’ont retiré, comme le sadomasochisme, pour en faire une conduite privée.
Ce retrait ne supprime pas la souffrance quand elle existe. Les critères du trouble fétichiste, sa durée et la détresse qu’il suppose sont détaillés dans notre fiche fétichisme.
| Mot | Ce qu’il désigne | Exemple |
|---|---|---|
| Fétiche | L’objet, la matière ou la partie du corps qui attire | Une chaussure, un bas, un pied |
| Fétichisme | L’attirance elle-même, une préférence | Être ému par le bruit d’un talon |
| Partialisme | Une attirance centrée sur une partie du corps non génitale | Le pied, la main, la nuque |
| Trouble fétichiste | Une attirance qui fait souffrir ou perturbe la vie | Critères détaillés dans notre fiche |
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Quel est le fétichisme le plus répandu ?
Ce sont les pieds, et les objets qui les entourent. C’est le résultat d’une étude de l’Université de Bologne publiée en 2007.
L’équipe de Cinzia Scorolli a examiné 381 groupes de discussion en ligne consacrés à une préférence, réunissant au moins 5 000 personnes. Elle a mesuré la place de chaque préférence de trois façons : le nombre de groupes, de membres et de messages.
Le corps et ce qui le touche
Les trois mesures concordent. Les parties du corps et leurs caractéristiques arrivent en tête avec 33 %, suivies des objets portés sur le corps avec 30 %.
- 33 % : une partie du corps ou un trait physique ;
- 30 % : un objet associé au corps, chaussures, bas ou vêtements ;
- 18 % : le comportement d’autrui ;
- 7 % : son propre comportement, et 7 % une situation sociale ;
- 5 % : un objet sans rapport avec le corps.
Dans les deux premières familles, les pieds et les objets liés aux pieds sont la cible la plus fréquente. Un objet porté au pied, une chaussure par exemple, prolonge ainsi l’attirance pour le pied lui-même.
| Famille de préférences | Part relative | Exemples possibles |
|---|---|---|
| Partie du corps ou trait physique | 33 % | Pieds, jambes, cheveux |
| Objet associé au corps | 30 % | Chaussures, bas, vêtements |
| Comportement d’autrui | 18 % | Une attitude, un geste |
| Son propre comportement | 7 % | Ce que l’on fait soi-même |
| Situation sociale | 7 % | Un contexte, un rôle |
| Objet sans rapport avec le corps | 5 % | Un objet du décor |

Un intérêt fréquent, une souffrance rare
Le fétichisme n’est pas rare. Au Québec, en 2017, une enquête menée sur 1 040 adultes représentatifs de la population a trouvé que près de la moitié s’intéressait à au moins une pratique dite paraphilique.
Le fétichisme y faisait partie des intérêts déclarés au-delà du seuil de 15,9 %, celui qui marque d’ordinaire ce qui est statistiquement inhabituel. Il n’a donc rien d’exceptionnel au sens des chiffres.
Beaucoup d’intérêts, peu de détresse
Une étude allemande menée à Berlin sur 367 hommes de 40 à 79 ans, issus d’un échantillon de 1 915, va dans le même sens. 62,4 % rapportaient au moins une attirance de ce type, et 1,7 % disaient en souffrir.
L’écart entre ces deux chiffres résume la distinction du DSM-5. Une attirance fréquente n’est pas un trouble, et c’est la souffrance ou le tort fait à autrui qui change la donne.
Une mesure qui dépend de la question
L’enquête québécoise observe aussi que les réponses en ligne avouent davantage d’intérêts que les réponses par téléphone. Toute mesure de ce sujet dépend donc de la façon de poser la question.
Le même laboratoire avait mesuré en 2015 les fantasmes les plus courants. Ses résultats sont détaillés dans notre article sur les fantasmes sexuels.
Fétichisme chez les hommes et chez les femmes : ce que disent les chiffres
On lit souvent que le fétichisme serait masculin. Les données récentes nuancent fortement ce cliché.
Dans l’enquête québécoise de 2017, l’intérêt pour le fétichisme ne différait pas de façon significative entre les hommes et les femmes. Le masochisme suivait la même règle.
Une différence qui tient au désir
Une étude canadienne de 2016, menée en ligne auprès de 305 hommes et 710 femmes, trouve des écarts entre les sexes sur la plupart des intérêts dits atypiques. Une seule variable les expliquait entièrement : l’intensité du désir sexuel déclaré.
Autrement dit, l’écart viendrait moins du sexe que de la force du désir. Ces résultats reposent sur des volontaires et des réponses déclarées, et ne disent rien d’un fétiche en particulier.
Les observations anciennes portaient sur des hommes : Freud, en 1927, ne décrit que des patients masculins. L’image d’un fétichisme masculin doit sans doute beaucoup à ces premiers échantillons.
Quelles sont les causes du fétichisme ? Trois hypothèses
Aucune cause unique n’est établie. Trois pistes reviennent, d’inégale solidité, et aucune ne s’applique à tout le monde.
L’association apprise
Dès 1887, Binet voyait dans l’association des idées une cause du fétichisme amoureux. Un objet présent lors d’une excitation finirait par la déclencher seul.
Une expérience de 2004 montre qu’une telle association peut s’apprendre en laboratoire. Chez 27 femmes et 29 hommes, une simple photographie associée plusieurs fois à un film érotique finissait par provoquer une réponse d’excitation génitale.
L’étude décrit un mécanisme, pas l’origine d’un fétiche. Les réponses différaient aussi selon le sexe et selon que l’image était perçue consciemment ou non.
La carte du corps dans le cerveau
Sur la carte des sensations du corps dans le cortex, le pied et les organes génitaux sont voisins. Une étude d’imagerie de 2005 l’a mesuré chez l’homme : le pied, puis le pénis, puis le bas du ventre.
D’où une hypothèse souvent citée : ce voisinage favoriserait une association entre pied et excitation. Le voisinage est mesuré, mais le lien avec l’attirance pour les pieds n’a jamais été démontré.
La lecture psychanalytique
Freud proposait une explication par le substitut. Elle a marqué la culture, mais elle repose sur quelques cas non publiés : c’est une interprétation, pas une mesure.
Pourquoi est-on attiré par les pieds ?
Personne ne le sait avec certitude, mais plusieurs éléments se cumulent. Le pied est la cible la plus fréquente dans l’étude des forums, et sa zone cérébrale voisine celle des organes génitaux.
Le pied est aussi une partie du corps que l’on cache et que l’on découvre, que l’on chausse et que l’on pare. Bijoux de cheville, bas et talons en font un objet de mise en scène.
Un bijou de pied à chaînettes dorées ou une paire de bas à couture arrière suffisent à attirer le regard vers la cheville. Nos bas résille et autofixants prolongent ce jeu.

Du mot à la pratique : où lire la suite
Cet article s’arrête à la définition et aux données. Pour la pratique, notre fiche sur le fétichisme explique comment en parler à deux et pourquoi le fétichisme n’est pas le BDSM.
Les matières, du latex au vinyle, ont leurs propres pages : notre fiche sur la lingerie fétichiste et notre guide d’achat fétichisme. Le rayon lingerie fétichiste rassemble les tenues.
Quand une préférence touche au jeu de pouvoir, la cravache en cuir en est souvent le premier accessoire. Notre fiche pour pratiquer le BDSM, notre guide des accessoires BDSM et notre article pour s’initier au BDSM en couple posent les bases de l’accord.
Ce que valent les études sur le fétichisme
✅ Avantages
- Une enquête québécoise représentative de la population.
- Trois mesures concordantes dans l’étude des forums.
- Des femmes et des hommes interrogés avec les mêmes questions.
⚠️ Inconvénients
- Des forums qui ne disent rien de la population générale.
- Des réponses déclarées, plus nombreuses en ligne qu’au téléphone.
- Des causes testées en laboratoire, jamais sur un fétiche réel.
Retours d’expérience
Ce que rapportent les études citées, sans généraliser.
Le pied d’abord
Les pieds et les objets liés aux pieds sont la cible la plus fréquente dans 381 groupes de discussion, d’après une étude de l’Université de Bologne. Elle classe les préférences entre elles, sans mesurer la population.
Pas de différence nette entre les sexes
Au Québec, l’intérêt pour le fétichisme ne différait pas significativement entre femmes et hommes, sur 1 040 adultes. L’enquête était représentative de la population de la province.
Beaucoup d’intérêts, peu de souffrance
62,4 % des hommes d’une étude allemande rapportaient une attirance atypique, 1,7 % en souffraient. Les participants avaient de 40 à 79 ans.
Ces points viennent des études citées en fin d’article, pas de retours d’acheteurs — Intimae n’affiche pas d’avis clients non vérifiés.
Situer une attirance fétichiste, étape par étape
- Nommez l’objet. Un objet, une matière ou une partie du corps : le fétiche, au sens propre.
- Mesurez sa place. Un détail parmi d’autres, ou un élément presque toujours présent dans le désir ?
- Regardez l’effet. Une source de plaisir, ou une souffrance qui pèse sur la vie de tous les jours ?
- Vérifiez l’accord. Tout ce qui se vit à deux suppose le oui de chacun, à tout moment.
- Choisissez quoi en faire. Le garder pour soi, en parler à froid ou le jouer à petits pas.
- Demandez de l’aide si besoin. Face à une souffrance, un médecin, un psychologue ou un sexologue peut aider.
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Sources
- Histoire du mot : de Brosses, Du culte des dieux fétiches, 1760 ; Binet, Revue philosophique, t. 24, 1887 ; Marx, Le Capital, 1867 ; Freud, Internationale Zeitschrift für Psychoanalyse, 13, 1927. Limites : textes datés, observations sans échantillon.
- Données : Scorolli 2007 (PMID 17304204) ; Joyal et Carpentier 2017 (PMID 26941021) ; Ahlers 2011 (PMID 19929918) ; Dawson 2016 (PMID 24633420). Limites : forums, volontaires, réponses déclarées.
- Classifications et causes : APA, DSM-5, 2013 ; Krueger 2017 (PMID 28210933) ; Kafka 2010 (PMID 19795202) ; Hoffmann 2004 (PMID 14739689) ; Kell 2005 (PMID 15976087). Limites : petits effectifs en laboratoire.
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Voir le rayon fétichismeQuestions fréquentes
Quel est le fétichisme le plus répandu ?
Les pieds et les objets qui les entourent, comme les chaussures et les bas. Dans une étude de 381 forums en ligne, les parties du corps arrivaient en tête (33 %), devant les objets portés sur le corps (30 %), et le pied était la cible la plus fréquente.
Quelles sont les causes du fétichisme ?
Aucune cause unique n’est établie. Les pistes étudiées sont une association apprise entre un objet et l’excitation, le voisinage du pied et des organes génitaux sur la carte du corps dans le cerveau, et des une lecture psychanalytique qui reste une interprétation.
Pourquoi est-on attiré par les pieds ?
On ne le sait pas avec certitude. Le pied est la cible la plus fréquente des préférences étudiées, et sa zone cérébrale voisine celle des organes génitaux, mais le lien entre les deux reste une hypothèse.
Quel est le synonyme de fétichisme ?
Dans son sens premier, le fétichisme est le culte rendu à des objets, ce que de Brosses appelait en 1760 le culte des dieux fétiches. Dans son sens sexuel, on parle de préférence ou d’attirance pour un objet ; le partialisme désigne une attirance centrée sur une partie du corps.
Qu'est-ce qu'une personne fétichiste ?
C’est une personne dont le désir est porté, en partie ou surtout, par un objet, une matière ou une partie du corps non génitale. Pour Binet, en 1887, chacun l’était un peu ; seul un intérêt qui fait souffrir relève d’un trouble.
Comment reconnaître un fétichiste ?
On ne le reconnaît pas de l’extérieur : une préférence ne se voit pas. Elle se dit, quand la personne le souhaite, et notre fiche sur le fétichisme explique comment en parler à deux.
Le fétichisme est-il une maladie ?
Non, pas en soi. Le DSM-5 distingue l’intérêt atypique du trouble, qui suppose une souffrance ou un tort fait à autrui, et la CIM-11 de l’OMS ne range plus le fétichisme parmi les troubles.










