Le stimulateur prostatique : anatomie, gestes et idées reçues
En bref
- La prostate se trouve à 5 à 7 centimètres de l'entrée, contre la paroi avant du rectum — du côté du ventre. C'est une petite masse ferme de la taille d'une noix.
- 🔑 La forme du stimulateur n'est pas décorative : sa courbure sert à atteindre cette paroi antérieure, ce qu'un objet droit ne fait pas. Et sa base large est une sécurité, pas un détail de design.
- Le mot d'ordre est la lenteur : une pression continue et régulière, pas des va-et-vient. La sensation n'a rien de comparable à une stimulation du pénis, et elle peut mettre plusieurs séances à venir.
- 🩺 Ce que la recherche établit vraiment : une méta-analyse de 29 études et 315 193 participants (décembre 2025) montre qu'une fréquence d'éjaculation élevée est associée à un risque réduit de cancer de la prostate. ⚠️ Elle porte sur l'éjaculation, pas sur la stimulation prostatique — la nuance est importante et personne ne la fait.
- 🔴 Ce n'est pas un geste médical. En cas de douleur, de prostatite, d'hémorroïdes ou après une chirurgie, l'avis d'un médecin passe avant.
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Où elle se trouve, et ce qu'on cherche exactement
Autant commencer par l'anatomie, parce que la moitié des déceptions vient d'une recherche au mauvais endroit.
La prostate est une glande de la taille d'une noix, située sous la vessie et traversée par l'urètre. Elle n'est pas dans le rectum : elle est devant lui. On ne la touche donc jamais directement — on la sollicite à travers la paroi rectale, ce qui explique pourquoi la sensation est diffuse plutôt que précise.
- La profondeur : entre 5 et 7 centimètres de l'entrée — certaines sources donnent une fourchette un peu plus large, jusqu'à une dizaine de centimètres, car la position varie d'un homme à l'autre. C'est court — beaucoup moins que ce que les gens imaginent, et bien moins que la longueur de la plupart des jouets, qui sont dimensionnés pour l'ancrage, pas pour la profondeur.
- La direction : vers l'avant, du côté du ventre et du nombril. Un objet droit poussé tout droit passe à côté ; c'est la raison d'être de la courbure des stimulateurs.
- La sensation au toucher : une zone plus ferme et légèrement bombée que la paroi environnante, qui est souple. Quand on l'a trouvée, on ne se pose plus la question.
👉 Le meilleur repère, et le plus fiable, n'est pas anatomique — il est fonctionnel. Une pression sur la prostate donne fréquemment une sensation d'envie d'uriner, même vessie vide. C'est déroutant la première fois, c'est parfaitement normal, et c'est le signe le plus net qu'on est au bon endroit. 📌 D'où un conseil simple : aller aux toilettes avant, pour ne pas confondre.
🔴 Une précision de vocabulaire : « point P » est un raccourci commode, mais il induit en erreur. Ce n'est pas un point : c'est une surface, et la stimulation qui fonctionne est une pression large et continue, pas la recherche d'un bouton.
Ce que la stimulation fait — et ce qu'elle ne fait pas
Il faut le dire franchement, parce que l'écart entre l'attente et la réalité est la première cause d'abandon.
La sensation n'a rien de comparable à une stimulation du pénis. Elle est plus sourde, plus profonde, plus lente à monter, et elle ne produit pas le même type de tension. Beaucoup d'hommes la décrivent comme une chaleur ou une pesanteur agréable plutôt que comme un pic. Elle ne fonctionne pas au premier essai pour tout le monde, et cela ne signifie rien : ni sur l'anatomie, ni sur l'orientation, ni sur quoi que ce soit d'autre.
L'orgasme dit « prostatique » — sans éjaculation, parfois décrit comme plus long et par vagues — existe, il est rapporté par de nombreux pratiquants, mais il n'est ni automatique ni garanti. ⚖️ Nous n'avons pas de source solide qui en établisse la fréquence ou le mécanisme : ce que nous pouvons dire honnêtement, c'est que beaucoup en parlent, que peu de choses le documentent, et qu'en faire un objectif est le meilleur moyen de ne pas y arriver.
👉 Ce qui marche mieux comme approche : traiter la stimulation prostatique comme une sensation supplémentaire plutôt que comme une destination. Combinée à une stimulation classique du pénis, elle intensifie ce qui existe déjà — c'est de loin le cas le plus fréquent, et le plus simple à obtenir.
📌 Et une remarque qui a sa place ici : cette pratique n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle. La prostate est présente chez tous les hommes ; c'est une question d'anatomie, pas d'identité. Cette croyance est le principal frein rapporté, et elle ne repose sur rien.

Est-ce bon pour la santé ? Ce que la recherche établit, et ce qu'elle n'établit pas
C'est la question la plus posée sur ce sujet, et celle où les approximations circulent le plus. Voici ce qui est réellement mesuré.
Sur le risque de cancer de la prostate. Une méta-analyse dose-réponse actualisée, publiée dans BMC Cancer le 4 décembre 2025, a rassemblé 29 études et 315 193 participants. Ses résultats sont plus nuancés que ce qu'on lit habituellement :
- ✅ Une fréquence d'éjaculation élevée est associée à une réduction significative du risque — rapport de cotes 0,83 (intervalle de confiance à 95 % : 0,77-0,90).
- ⚖️ En revanche, la fréquence des rapports (OR 1,02), le nombre de partenaires (1,01) et la fréquence de masturbation (1,12) ne montrent aucune association significative.
🔴 Et voici la nuance que personne ne fait : cette méta-analyse porte sur l'éjaculation, pas sur la stimulation prostatique. Elle ne dit rien de l'usage d'un stimulateur. Affirmer qu'un stimulateur prostatique « prévient le cancer » serait une extrapolation abusive, et nous ne la ferons pas.
Sur le reste — prostatite, confort urinaire, circulation — on trouve beaucoup d'affirmations et peu de preuves. Le massage prostatique a été utilisé historiquement en médecine dans certaines prostatites chroniques ; c'est un geste médical, réalisé par un professionnel, dans une indication précise. Ce n'est pas ce que fait un stimulateur acheté en ligne, et les deux ne doivent pas être confondus.
👉 La conclusion honnête tient en une phrase : la stimulation prostatique se pratique pour le plaisir, ce qui est une raison parfaitement suffisante. Les bénéfices santé qu'on lui prête ne sont pas établis, et une boutique qui vous dit le contraire vous vend quelque chose.
Cinq idées reçues qui empêchent d'essayer
Ce sont elles, et non la technique, qui arrêtent la plupart des gens. Autant les traiter avant le mode d'emploi.
- 🔴 « C'est réservé aux hommes homosexuels. » La prostate est présente chez tous les hommes : c'est une question d'anatomie, pas d'identité ni d'orientation. C'est le frein le plus cité, et il ne repose sur rien.
- 🔴 « Ça doit faire mal. » Non. Une gêne à l'entrée est fréquente les premières fois, une douleur franche ne l'est jamais — elle signale un manque de lubrifiant, trop de vitesse, ou un modèle trop gros. La douleur n'est pas une étape à franchir.
- 🔴 « Il faut un lavement à chaque fois. » Non plus. Une douche et des mains propres suffisent dans la grande majorité des cas ; le rinçage interne est une option, pas une obligation — et il vaut mieux qu'il ne devienne pas une routine quotidienne (voir notre fiche).
- 🔴 « Ça se sent tout de suite, ou ça ne marche pas. » Faux, et c'est la cause d'abandon numéro un. La sensation est sourde et lente à monter ; elle peut demander plusieurs séances. Ne rien ressentir la première fois est banal et ne signifie rien.
- 🔴 « C'est bon pour la prostate, ça la nettoie. » C'est l'idée reçue la plus répandue chez ceux qui, au contraire, s'y mettent pour des raisons de santé. Elle n'est pas établie — la section suivante détaille ce que la recherche montre réellement, et ce qu'elle ne montre pas.
👉 Ce qui reste après ces cinq points : une pratique qui se fait pour le plaisir, qui demande de la lenteur et du lubrifiant, et dont on peut parler sans y mettre d'enjeu. C'est tout.
La préparation : trois choses, dont une seule est vraiment obligatoire
- 🔴 Le lubrifiant — c'est la seule obligation. Le rectum ne produit aucune lubrification, contrairement au vagin. Il en faut beaucoup plus qu'on ne pense, et il faut en remettre en cours de route. Un lubrifiant anal, plus épais, tient mieux dans la durée ; à base d'eau si le jouet est en silicone, c'est le seul compatible.
- L'hygiène — utile, pas indispensable. Une douche et des mains propres suffisent dans la grande majorité des cas. Un rinçage interne n'est pas obligatoire : si vous en faites un, de l'eau tiède seule et une demi-heure d'avance — voir notre fiche sur la poire à lavement, qui explique aussi pourquoi il vaut mieux ne pas en faire une routine quotidienne.
- La détente — le facteur le plus sous-estimé. Le sphincter est un muscle : crispé, il rend l'insertion difficile et douloureuse ; relâché, elle devient simple. Une douche chaude, du temps, et surtout ne pas commencer par l'insertion mais par une stimulation extérieure font plus pour la réussite que n'importe quel accessoire.
📌 Et un détail pratique : allez aux toilettes avant. La pression sur la prostate donne fréquemment une envie d'uriner ; vessie vide, on ne se pose pas la question et on reste concentré sur la sensation.
⚠️ Coupez les ongles si vous commencez au doigt — c'est évident et pourtant régulièrement oublié. La muqueuse rectale est très fine et se blesse sans donner d'alerte proportionnée.
Le geste, en six étapes
- Commencez par l'extérieur. Quelques minutes de stimulation autour de l'anus, sans rien insérer. C'est ce qui fait céder le sphincter — la précipitation est la première cause d'échec.
- Un doigt d'abord, si c'est une première. C'est aussi la progression que décrit notre fiche sur le gode anal. Lubrifié, inséré lentement, paume vers le haut. On repère la zone ferme sur la paroi avant, vers 5-7 cm. Ce repérage manuel vaut mieux qu'un jouet inséré à l'aveugle.
- Puis le stimulateur, généreusement lubrifié, courbure orientée vers le ventre. Insérez en expirant : le sphincter se relâche à l'expiration, jamais à l'inspiration.
- 🔑 Pression, pas va-et-vient. C'est le point qui change tout. Ce qui fonctionne est une pression continue et régulière sur la zone, ou de très petits mouvements — pas des allers-retours. Beaucoup de stimulateurs travaillent d'ailleurs seuls, par la contraction du périnée.
- Contractez le périnée — le même muscle qu'on serre pour retenir une envie d'uriner. Sur un modèle bien positionné, ces contractions font bouger le jouet contre la prostate, sans les mains. C'est l'usage pour lequel les formes recourbées sont conçues.
- Laissez venir. Dix, quinze, vingt minutes. La montée est lente, et l'impatience est ce qui fait passer à côté.
⚠️ Une gêne à l'entrée est fréquente ; une douleur franche ne l'est jamais. Si ça fait mal, ce n'est ni un manque d'habitude ni une étape à franchir : arrêtez, remettez du lubrifiant, et recommencez plus tard — ou plus petit.
Choisir : la courbure d'abord, la taille ensuite
Le rayon est vaste et les différences sont réelles. Quatre critères, par ordre d'importance.
- 🔑 La courbure. C'est ce qui distingue un stimulateur prostatique d'un plug ordinaire : elle est calculée pour venir appuyer sur la paroi antérieure. Un plug droit, lesté ou décoratif, ne stimule pas la prostate — il ne pointe pas dans la bonne direction.
- 🔴 La base large. Non négociable. Le rectum n'est pas un conduit fermé : sans base d'arrêt, un objet peut être aspiré. Toutes les extractions chirurgicales de corps étrangers ont cette cause. Vérifiez que la base est nettement plus large que le corps du jouet — c'est la même exigence que sur les plugs anaux, et elle ne se négocie nulle part.
- La taille — plus modeste qu'on ne croit. La prostate est à 5-7 cm : au-delà, la longueur ne sert plus à l'atteindre. Un premier modèle se choisit fin et court ; le confort d'insertion prime, et la taille se négocie plus tard — le guide d'achat donne les dimensions modèle par modèle.
- Vibrant ou non. Un modèle non vibrant travaille par la contraction du périnée : plus subtil, plus lent, et souvent préféré des habitués. Un modèle vibrant donne une sensation immédiate et plus franche — plus facile pour un premier essai. ⚠️ Les modèles à télécommande ne changent rien à la sensation : ils changent qui la contrôle, ce qui n'a de sens qu'à deux.
📌 Sur la matière, la réponse est simple : silicone. Non poreux, il se nettoie intégralement — un critère qui prime ici plus qu'ailleurs. Les matières poreuses gardent l'humidité dans leurs micro-cavités et aucun lavage ne les assainit complètement. Le reste du rayon prostatique se parcourt avec ce filtre en tête.
⚠️ Une absence à signaler : Aneros, la marque de référence des modèles non vibrants à contraction, n'est pas distribuée dans notre catalogue. Nous le disons plutôt que de faire comme si elle n'existait pas.
À deux : ce qui change, et la seule règle qui compte
C'est l'une des questions les plus posées, et la réponse tient en un principe : c'est celui qui reçoit qui dirige. Non par convention, mais parce qu'il est le seul à sentir ce qui se passe — celui qui manipule ne perçoit rien de la zone visée.
- Au doigt, c'est le plus simple pour commencer à deux : ongles courts, beaucoup de lubrifiant, un gant ou un doigtier si l'on préfère. La paume tournée vers le ventre, mouvement lent, et l'autre personne dit quand.
- Avec un stimulateur télécommandé : là, l'objet est en place et c'est le partenaire qui pilote l'intensité. C'est le seul cas où une télécommande apporte quelque chose de réel — en solo, elle ne sert pas à grand-chose.
- Combiné à une stimulation du pénis — de loin la configuration la plus efficace, et la plus facile à réussir. Les deux sensations se renforcent, et cela évite d'attendre un résultat de la seule stimulation interne.
👉 Un mot sur la conversation préalable, parce que c'est ce qui manque le plus souvent : ce geste touche à des représentations fortes, et l'aborder à froid, hors du lit, évite qu'il soit vécu comme une surprise imposée. Ce n'est pas une question de technique, c'est une question de cadre — le même que celui décrit dans notre fiche sur la négociation d'une pratique.
Est-ce dangereux ? Les vraies contre-indications
Correctement pratiquée, la stimulation prostatique n'est pas dangereuse. Les problèmes viennent presque toujours de trois choses : pas assez de lubrifiant, trop de vitesse, ou un objet sans base.
Les situations qui demandent un avis médical avant, et non après :
- 🔴 Une prostatite en cours — inflammation de la prostate. La stimulation peut aggraver la douleur ; c'est le médecin qui décide.
- 🔴 Des hémorroïdes, une fissure anale, ou toute lésion en cours.
- 🔴 Une chirurgie récente du bassin, du rectum ou de la prostate.
- 🔴 Un traitement anticoagulant : la muqueuse rectale saigne facilement, et l'appréciation revient au médecin.
- ⚠️ Des saignements, une douleur persistante ou une fièvre après une séance : ce n'est jamais normal, et cela justifie une consultation sans attendre.
📌 Deux règles d'hygiène qui évitent l'essentiel des ennuis : un jouet utilisé en anal ne passe jamais au vaginal sans lavage complet, et rien ne se partage entre partenaires sans nettoyage — ou sans préservatif sur le jouet, ce qui simplifie la question.
« Est-ce qu'on peut bander sans la prostate ? »
Cette question revient dans les recherches associées, et elle vient d'hommes opérés d'un cancer de la prostate. Elle mérite une réponse, avec sa limite.
Oui, c'est possible — l'érection ne dépend pas de la prostate elle-même, mais des nerfs érecteurs qui la longent. Ce sont eux que la chirurgie cherche à préserver, et leur atteinte explique les troubles fréquents après l'opération. Cette récupération se travaille, et elle se traite.
Une revue systématique avec méta-analyse en réseau, publiée dans le World Journal of Men's Health en juillet 2026 (41 études, 4 157 participants), a comparé les traitements disponibles : après chirurgie, ce sont les associations qui obtiennent les meilleurs résultats, et la durée du traitement compte. ⚠️ Les auteurs signalent eux-mêmes que le niveau de certitude des preuves est faible à très faible.
🩺 Ce que nous ne ferons pas : recommander un traitement, un dispositif ou une conduite. Ce sujet relève de l'urologue qui suit la personne — c'est lui qui connaît le type d'intervention pratiquée et l'état des nerfs. Ce que cette page peut dire, et qui compte : le problème est fréquent, il est documenté, il se prend en charge, et en parler à son médecin est la première étape utile. Un stimulateur n'est pas une réponse thérapeutique.
Nettoyage et entretien
- Avant et après chaque usage : eau tiède, savon doux, rinçage long. Avant aussi — un objet rangé dans un tiroir n'est pas propre.
- Séchage complet à l'air libre avant rangement. L'humidité résiduelle est le vrai problème, plus que la saleté visible.
- ⚠️ Un modèle vibrant ne se plonge jamais dans l'eau. Sans moteur et en silicone plein, l'eau chaude ne pose pas de problème.
- 🔴 Jamais d'alcool ni de solvant sur du silicone : la surface devient poisseuse, de façon irréversible.
- 🔴 Jamais de lubrifiant silicone sur un jouet en silicone — même conséquence.
- Rangement séparé, dans une pochette en tissu : les silicones de qualités différentes se dégradent au contact les uns des autres.
📌 Quand remplacer : dès que la surface est rayée, collante, fendue ou poisseuse. Une surface abîmée n'est plus lisse, donc plus assainissable — et sur un objet à usage interne, c'est le seul critère qui compte.
Envie d'essayer ?
Une courbure adaptée, beaucoup de lubrifiant et le temps qu'il faut : c'est tout ce que demande une première fois.
Voir tous les stimulateurs prostatiquesQuestions fréquentes
Est-ce bon de se stimuler la prostate ?
C'est agréable pour beaucoup d'hommes, et c'est une raison suffisante. Sur le plan de la santé, il faut être précis : une méta-analyse de 29 études et 315 193 participants (BMC Cancer, décembre 2025) montre qu'une fréquence d'éjaculation élevée est associée à un risque réduit de cancer de la prostate (rapport de cotes 0,83). ⚠️ Mais elle porte sur l'éjaculation, pas sur la stimulation prostatique — affirmer qu'un stimulateur « prévient le cancer » serait une extrapolation abusive. 👉 Les bénéfices santé prêtés à cette pratique ne sont pas établis ; le plaisir, lui, se suffit à lui-même.
Où toucher pour stimuler la prostate ?
À 5 à 7 centimètres de l'entrée, sur la paroi avant du rectum — du côté du ventre. On cherche une zone plus ferme et légèrement bombée que le reste, qui est souple. 🔑 Le repère le plus fiable n'est pas anatomique : une pression sur la prostate donne souvent une sensation d'envie d'uriner, même vessie vide. C'est déroutant et parfaitement normal. 📌 D'où le conseil d'aller aux toilettes avant. ⚠️ « Point P » est un raccourci trompeur : c'est une surface, et ce qui marche est une pression large et continue, pas la recherche d'un bouton.
Comment stimuler soi-même sa prostate ?
Commencez par l'extérieur quelques minutes, sans rien insérer — c'est ce qui fait céder le sphincter. Puis un doigt lubrifié, paume vers le haut, pour repérer la zone ferme sur la paroi avant. Ensuite le stimulateur, courbure vers le ventre, inséré en expirant. 🔑 Pression continue, pas va-et-vient : c'est le point qui change tout. Contractez le périnée — le muscle qu'on serre pour retenir une envie d'uriner : sur un modèle bien placé, ces contractions font le travail sans les mains. Et laissez venir : la montée est lente, l'impatience fait passer à côté.
Quel est le meilleur objet pour stimuler la prostate ?
Un stimulateur conçu pour ça, et rien d'autre. Deux caractéristiques le distinguent d'un objet quelconque : une courbure calculée pour atteindre la paroi antérieure — un objet droit passe à côté — et surtout une base large. 🔴 Cette base n'est pas un détail de design : le rectum n'est pas un conduit fermé, contrairement au vagin, et un objet sans arrêt peut être aspiré. C'est la cause de toutes les extractions chirurgicales de corps étrangers rectaux. 👉 Un modèle en silicone avec une vraie base coûte moins de 30 € ; c'est la seule option raisonnable.
Quels sont les bienfaits d'un stimulateur prostatique ?
Le bénéfice réel et documenté est le plaisir : une sensation profonde, différente de la stimulation du pénis, et qui l'intensifie quand on combine les deux. ⚖️ Pour le reste, soyons clairs — les bienfaits santé souvent avancés ne sont pas établis. Le massage prostatique a été utilisé en médecine dans certaines prostatites chroniques, mais c'est un geste médical, réalisé par un professionnel, dans une indication précise : ce n'est pas ce que fait un stimulateur acheté en ligne. Une boutique qui vous promet des bénéfices thérapeutiques vous vend quelque chose.
Est-ce que les stimulateurs prostatiques sont dangereux ?
Non, correctement utilisés. Les problèmes viennent presque toujours de trois choses : pas assez de lubrifiant, trop de vitesse, ou un objet sans base d'arrêt. 🔴 En revanche, certaines situations demandent un avis médical avant : prostatite en cours, hémorroïdes ou fissure, chirurgie pelvienne récente, traitement anticoagulant. ⚠️ Et des saignements, une douleur persistante ou une fièvre après une séance ne sont jamais normaux — ils justifient une consultation sans attendre.
Comment puis-je stimuler la prostate de mon partenaire ?
Le principe est simple : c'est celui qui reçoit qui dirige — il est le seul à sentir ce qui se passe. Concrètement : ongles courts, beaucoup de lubrifiant, un doigt inséré lentement paume vers le ventre, et il indique quand et où. Un modèle télécommandé est l'autre option : le jouet est en place, vous pilotez l'intensité — c'est le seul cas où cette fonction sert vraiment. 👉 Et le point qui manque le plus souvent : en parler à froid, hors du lit. Ce geste touche à des représentations fortes, et il vaut mieux qu'il ne soit pas une surprise.
Je ne ressens rien : est-ce normal ?
Oui, et c'est fréquent. La sensation prostatique est sourde, profonde et lente à monter — elle n'a rien de comparable à une stimulation du pénis, et elle peut demander plusieurs séances. Trois causes reviennent : on cherche trop loin (c'est à 5-7 cm, pas plus), on fait des va-et-vient au lieu d'une pression continue, ou on est crispé — le sphincter contracté rend tout difficile. 👉 L'approche qui marche le mieux : combiner avec une stimulation classique du pénis plutôt que d'attendre un résultat de la seule stimulation interne. Et ne rien ressentir ne signifie rien : ni sur l'anatomie, ni sur l'orientation.
Pour aller plus loin
Sources
- Raeisvandi A, Omidi S, Javaheri M, Moradi H, Poorolajal J, Updated dose-response meta-analysis of sexual activity and prostate cancer risk, BMC Cancer, 4 décembre 2025 (DOI 10.1186/s12885-025-15410-3) — 29 études, 315 193 participants. Une fréquence d'éjaculation élevée est associée à une réduction significative du risque de cancer de la prostate (OR 0,83 ; IC 95 % 0,77-0,90). En revanche, la fréquence des rapports (OR 1,02), le nombre de partenaires (1,01) et la fréquence de masturbation (1,12) ne montrent aucune association significative. ⚠️ Cette méta-analyse porte sur l'éjaculation, non sur la stimulation prostatique : elle ne permet aucune conclusion sur l'usage d'un stimulateur.
- Eshetie S, Ejekpokpo O, Charlick M et coll., Efficacy of Medical Interventions for Erectile Dysfunction after Prostate Cancer Treatment: A Systematic Review and Network Meta-Analysis, World Journal of Men's Health, 24 juillet 2026 (DOI 10.5534/wjmh.260050) — 41 études, 4 157 participants : après chirurgie, les associations thérapeutiques obtiennent les meilleurs résultats de récupération, et une durée de traitement plus longue est associée à une meilleure amélioration. ⚠️ Les auteurs signalent un niveau de certitude des preuves faible à très faible. Cité ici pour établir que le sujet est documenté et pris en charge — aucun traitement n'est recommandé par cette page.
- Données Intimae — formes, matières, tailles et disponibilités relevées le 31/08/2026 (94 références, 21 disponibles, 10 marques). ⚠️ La marque Aneros, référence des modèles non vibrants, n'est pas distribuée au catalogue.


